Super Mario Bros 3 On Nes

Ah, Super Mario Bros. 3. Le Graal du jeu NES. L'Apogée du pixel art 8-bit. La raison pour laquelle votre oncle Roger, aujourd'hui un respectable comptable, séchait les cours de maths en 1991. (Chut, ne lui dites pas que je l'ai dit !)

Avouons-le, qui n'a pas été hypnotisé par son monde coloré, ses innombrables secrets et ses costumes absolument ridicules ? Mario qui se transforme en raton laveur volant ? Sérieusement, Nintendo, où alliez-vous chercher tout ça ? Et surtout, comment avez-vous réussi à nous faire accepter ça comme étant parfaitement normal ?

On commence avec une intro en forme de petite pièce de théâtre qui explique le contexte du jeu, plutôt cool pour l'époque ! Bowser et ses 7 Koopa Kids (qui, soyons honnêtes, ressemblent tous au même Koopa avec des couleurs différentes et des coiffures improbables) foutent le bazar dans les royaumes voisins.

Mission : Rétablir l'ordre ! En sautant, bien sûr. Et en mangeant des champignons. Et en portant un costume de grenouille. La routine, quoi.

Costumes et Power-Ups : La Mode Mario Automne-Hiver

Le charme de Super Mario Bros. 3 réside, en grande partie, dans sa collection de power-ups plus excentriques les uns que les autres. Le costume de raton laveur (alias Tanooki Suit) permettait à Mario de voler pendant quelques secondes (suffisantes pour rater lamentablement un saut crucial, la plupart du temps) et de se transformer en statue. Pourquoi ? Parce que, Nintendo.

Super Mario Bros. 3: A Timeless NES Classic that Jumped Over the
Super Mario Bros. 3: A Timeless NES Classic that Jumped Over the

Le costume de grenouille, lui, était à réserver aux niveaux aquatiques. Parce que, vous savez, une grenouille… dans l'eau… C'est logique, non ? Bien sûr, il était aussi horriblement lent sur terre, ce qui rendait chaque sortie de l'eau une épreuve digne d'un marathon.

Mais le summum du style, c'était quand même le costume de marteau ! Vous pouviez lancer des marteaux sur vos ennemis, ce qui était particulièrement satisfaisant contre les Bowser Kids. Le seul inconvénient ? On avait l'air d'un plombier qui avait perdu un pari et qui devait se déguiser en tortue ninja ratée.

Super Mario Bros 3 - Full Game Walkthrough (NES) - YouTube
Super Mario Bros 3 - Full Game Walkthrough (NES) - YouTube

Un Monde de Défis (et de Morts Subites)

Chaque niveau de Super Mario Bros. 3 est un petit chef-d'œuvre de level design. Des plateformes mouvantes aux plantes piranha surgissant de nulle part, en passant par les Soleils qui vous pourchassent avec une détermination effrayante, le jeu ne manque pas de façons de vous envoyer ad patres.

Et n'oublions pas les fameux Warp Whistles ! Ces petites flûtes magiques qui permettaient de sauter plusieurs mondes. Trouver les trois était un art en soi, souvent appris par le bouche-à-oreille dans la cour de récréation ou en consultant les guides de jeux ultra-chers de l'époque.

Game Review: Super Mario Bros. 3 (NES) - GAMES, BRRRAAAINS & A HEAD
Game Review: Super Mario Bros. 3 (NES) - GAMES, BRRRAAAINS & A HEAD

Mais le vrai défi, c'était de battre Bowser. Enfin, le faux Bowser. Parce qu'à la fin de chaque monde, on affrontait un Koopa Kid déguisé en Bowser, une astuce diabolique qui nous laissait à chaque fois un sentiment de "tout ça pour ça ?".

Un Chef-d'Œuvre Inoubliable

Super Mario Bros. 3, c'est bien plus qu'un simple jeu. C'est un morceau de notre enfance, une madeleine de Proust pixelisée qui nous replonge instantanément dans les années 90. C'est la preuve que, parfois, le bonheur tient à un simple plombier moustachu qui porte un costume de raton laveur.

Alors, la prochaine fois que vous aurez un coup de blues, ressortez votre vieille NES (ou, soyons réalistes, lancez un émulateur). Quelques niveaux de Super Mario Bros. 3 suffiront à vous remettre d'aplomb. Et si jamais vous perdez, ne vous inquiétez pas. C'est juste Bowser qui vous fait un clin d'œil depuis le Royaume Champignon. Après tout, il sait que vous reviendrez pour une autre partie. Parce que, soyons honnêtes, Super Mario Bros. 3, c'est comme les impôts : on y revient toujours.