
Alors, parlons d’un truc qui, en matière de kitsch bien intentionné, se pose là : « We Are the World ». Oui, vous savez, cette chanson où à peu près toutes les stars des années 80 se sont entassées dans un studio pour chanter qu’ils se souciaient de l’Afrique. Comme si l’Afrique avait juste besoin d’un coup de karaoké géant pour régler ses problèmes. 😉
Imaginez la scène. Bob Geldof, après avoir fait le tour de Live Aid, se dit: "Attends une minute, on peut faire encore plus! Plus de pathos! Plus de stars!" Et boum, on se retrouve avec Quincy Jones dirigeant une chorale de célébrités dont le niveau de synchronisation est… disons… variable. C'est comme un accident de voiture en slow motion, mais en musique et avec des brushings laqués.
Qui est qui dans cette galère ?
Lionel Richie et Michael Jackson, les gros cerveaux derrière le projet, étaient en mode “on sauve le monde pendant notre pause déjeuner”. On a Stevie Wonder, qui, soyons honnêtes, était probablement le seul à pouvoir réellement entendre tout le monde chanter en même temps. Et puis il y a Bob Dylan… Bob Dylan qui murmure plus qu’il ne chante, comme s’il commentait secrètement un match de baseball à quelqu’un qui n’est pas du tout intéressé.
Bruce Springsteen, avec son bandana rouge emblématique, essayait probablement de comprendre comment sortir de là pour aller réparer une bagnole. Et Diana Ross… Diana Ross, eh bien, elle était Diana Ross. Toujours magnifique, même si on se demande si elle comprenait réellement de quoi il s’agissait. On parie qu'elle pensait qu'on tournait un clip pour un nouveau parfum !
Il faut dire, l’intention était noble. Vraiment. Utiliser la puissance des célébrités pour sensibiliser (et lever des fonds) pour lutter contre la famine en Afrique. Sauf que... disons-le franchement, le résultat ressemble un peu à un buffet all-you-can-eat de bons sentiments enrobés de mélodrame. C’est un peu comme si on avait demandé à un groupe de chirurgiens de greffer un cœur en chantant du Céline Dion. Ça part d’une bonne intention, mais on est pas sûrs du résultat !

Le côté "WTF" de l'affaire
Le clip ? Un chef-d'œuvre de mauvais goût. Des gros plans dramatiques sur les visages des stars, chacun essayant de montrer qu’il est vraiment touché par la misère du monde (tout en restant photogénique, bien sûr). Et la tenue vestimentaire ? On dirait un défilé de mode des pires tendances des années 80. Du cuir, des épaulettes, des cheveuxPermanentés... On dirait que leur styliste était en grève.
Et puis il y a les paroles… « We are the world, we are the children… » C’est tellement sirupeux que ça pourrait servir de nappage pour un gâteau. Mais bon, au moins, c'est facile à retenir. Même si, soyons honnêtes, personne ne sait vraiment ce que ça veut dire. On est le monde ? On est les enfants ? Est-ce qu'on doit demander une pièce d'identité ?

Malgré tout, et c’est là le twist, la chanson a cartonné. Elle a rapporté une somme folle pour la lutte contre la famine et elle est devenue un hymne pour les bonnes consciences du monde entier. Donc, on ne peut pas vraiment la détester, même si on a très envie.
Alors, la prochaine fois que vous l'entendrez à une soirée karaoké (parce que, avouons-le, ça arrive), levez votre verre à la naïveté touchante des années 80. Et rappelez-vous : parfois, même le kitsch le plus assumé peut faire une différence... Même si c'est une différence qui vous donne envie de vous cacher sous la table. Après tout, qui sommes-nous pour juger? On est le monde, on est les enfants… et on a tous des goûts musicaux douteux, au fond. 😉