
Avouons-le. On a tous entendu September d'Earth, Wind & Fire. Impossible d'y échapper. Mariages, supermarchés, pubs... c'est le tube interplanétaire. Mais... est-ce que quelqu'un comprend vraiment les paroles ?
"Do you remember, the 21st night of September?"... Vraiment ?
Sérieusement, le 21 septembre... quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ? Était-ce un pique-nique particulièrement réussi ? Une réunion Tupperware qui a mal tourné ? Un événement cosmique d'une telle importance qu'il a nécessité une chanson entière ? On ne le saura jamais ! C'est un mystère enveloppé dans un groove funky. Et franchement, c'est un peu frustrant. On a envie de savoir, Earth, Wind & Fire ! Donnez-nous les détails !
Le "ba de ya" : Plus profond qu'il n'y paraît ?
Et puis il y a le fameux "ba de ya". Oh, le "ba de ya"... On le chante tous à tue-tête. On le danse en faisant des mouvements ridicules. Mais ça veut dire quoi, au juste ? Selon les légendes (et quelques interviews), il n'y a absolument aucune signification. C'est juste... des sons. Des sons joyeux, certes. Des sons contagieux, absolument. Mais des sons vides de sens. Un peu comme la plupart de mes conversations le lundi matin, si on y réfléchit bien.
Je sais, je sais. Je blasphème. Je remets en question un monument de la musique disco-funk. Mais comprenez-moi : j'aime la chanson. Vraiment. Le rythme est imparable. Les cuivres sont brillants. La ligne de basse est divine. Mais... les paroles ! Elles me laissent perplexe. On dirait un collage de souvenirs vagues et de onomatopées joyeuses. Un peu comme un rêve qu'on essaie de raconter à quelqu'un d'autre, mais en plus funky.
Le pouvoir de l'incompréhension festive
Peut-être que c'est ça, en fait, le génie de September. Peut-être que son charme réside précisément dans son absurdité. Après tout, est-ce qu'on a vraiment besoin de comprendre chaque mot d'une chanson pour l'apprécier ? Est-ce qu'on a besoin d'une explication logique pour se laisser emporter par la joie communicative d'un "ba de ya" bien senti ?

Non. Bien sûr que non. Earth, Wind & Fire nous a donné une invitation à la danse, un prétexte pour chanter faux, une excuse pour sourire. Et tout ça, sans jamais vraiment nous dire ce qui s'est passé le 21 septembre. C'est un peu comme une blague dont on ne comprend pas la chute, mais qu'on trouve hilarante quand même parce que tout le monde autour de nous rit.
Alors, on fait quoi avec tout ça ?
On accepte. On se laisse aller. On continue à chanter "ba de ya" à pleins poumons. On se fiche de ne pas comprendre. On célèbre le mystère. Parce que, au fond, c'est peut-être ça la vraie magie de September : elle nous rappelle que parfois, le plus important, ce n'est pas de comprendre, mais de ressentir. Et de danser. Toujours danser.

Et si un jour, quelqu'un d'Earth, Wind & Fire décide enfin de nous révéler le secret du 21 septembre, je suis prêt à l'écouter. Mais, secrètement, j'espère qu'il ne dira rien. Que le mystère perdure. Que le "ba de ya" continue de résonner. Parce que, soyons honnêtes, on a tous besoin d'un peu d'absurdité joyeuse dans nos vies.
Alors, la prochaine fois que vous entendrez September, n'essayez pas de comprendre. Fermez les yeux, laissez-vous emporter par le rythme, et chantez "ba de ya" comme si votre vie en dépendait. Et peut-être, juste peut-être, vous comprendrez enfin... que comprendre n'est pas si important que ça.