
Okay, petite anecdote pour commencer. Je me souviens encore, j'étais ado, planqué chez un pote. Blackout total. On allume la PS1, ambiance garantie. Et là, BIM ! Resident Evil 3: Nemesis. On a flippé notre race. Le Nemesis qui débarque, les cris de Jill Valentine… C'était pas de la rigolade, hein. C’est ça, l’essence même de RE3 : la tension permanente.
Ce qui m’amène donc à parler de ce jeu culte. Pourquoi est-ce qu’il est resté gravé dans nos mémoires, plus de 20 ans après ? C'est plus qu'un simple jeu de zombies, je vous assure.
Raccoon City, le chaos incarné
On est direct plongés dans le bordel ambiant. Raccoon City est en train de se faire dévorer, littéralement. On incarne Jill Valentine, qui, soyons honnêtes, est une badass intégrale. Elle essaie de se barrer, mais c’est sans compter sur Umbrella et leur petite créature mutante un peu trop collante : le Nemesis. (Vous sentez la sympathie que j’ai pour cette chose ? Non ? C'est normal).
Le level design, parlons-en. C'est pas juste des couloirs sombres et des portes qui grincent (même si y'en a, évidemment). Y'a cette sensation d'être vraiment dans une ville dévastée. Les rues en ruine, les bâtiments en flammes… C'est crade, c'est glauque, c'est parfait.
Nemesis: le stalker ultime
Le Nemesis, c’est LE truc qui rend RE3 si spécial. Imaginez un peu : vous vous baladez tranquille, vous fouillez une armoire à la recherche de munitions (parce qu'on en manque toujours, évidemment – et c'est un euphémisme), et là, BAM ! Un hurlement strident, et ce monstre vous fonce dessus avec son lance-roquettes. Lance-roquettes. Vous voyez le genre ?

C’est pas comme les zombies de base, qui se traînent. Lui, il vous poursuit. Il vous coince. Il vous oblige à utiliser toutes vos ressources (et votre cerveau) pour lui échapper. Et ce qui est cool, c’est qu’il évolue au fil du jeu. De plus en plus fort, de plus en plus flippant. Un vrai cauchemar sur pattes.
Un gameplay qui divise, mais qui fonctionne
RE3, c’est aussi un gameplay un peu différent des autres Resident Evil. On a la possibilité d’esquiver. Alors, oui, c’est un peu rigide, faut choper le timing, mais une fois qu’on maîtrise la technique, on se sent invincible (jusqu'à la prochaine rencontre avec le Nemesis, bien sûr). Et puis, on peut faire des choix cruciaux qui influencent l’histoire. Ça ajoute une rejouabilité énorme.

Certains puristes préfèrent l'ambiance plus lente et survivaliste des premiers Resident Evil. Mais pour moi, RE3, c’est le parfait mélange entre l’horreur et l’action. C’est un jeu qui te met la pression du début à la fin. Et franchement, c’est ça qu’on aime, non ? D'accord, la sensation d'être constamment en danger, peut-être pas dans la vraie vie, mais là, derrière son écran... C'est ça qui est bon !
Bref, si vous n’avez jamais joué à Resident Evil 3: Nemesis, il faut absolument que vous le fassiez. Même si les graphismes ont un peu vieilli, l’ambiance et le gameplay restent incroyablement efficaces. Préparez-vous juste à flipper un peu. (Beaucoup).