
Ah, la page de garde du cahier de devoirs en CP… C'est un peu comme le pot de Nutella qu'on ouvre le dimanche matin : c'est prometteur, c'est excitant, et ça annonce de belles choses… ou pas ! Disons que l'excitation retombe vite quand on réalise qu'il faut réellement étaler le Nutella, et de même, il faut réellement décorer cette page de garde.
Et là, c’est le drame. Pour certains enfants, c’est le nirvana créatif, l'occasion de transformer une simple feuille en chef-d'œuvre digne du Louvre. Ils dégainent leurs crayons de couleur, leurs feutres scintillants, leurs gommettes à paillettes, et c'est parti pour un festival de couleurs et de motifs. Pour d'autres, c'est un peu comme si on leur demandait de résoudre une équation à 3 inconnues en plein milieu de la récré : la panique, le blocage total, le néant.
On connaît tous le cahier de devoirs avec une page de garde magnifiquement réalisée, pleine de soin et d'application. On admire, secrètement jaloux, en se disant "Ah, si seulement mon enfant avait le même sens artistique… ou la même patience !". Et puis, il y a l'autre extrême : la page de garde gribouillée à la va-vite, avec un bonhomme bâton difforme et quelques traits griffonnés, réalisée 5 minutes avant de partir à l'école, sous la pression du "Mais enfin, tu n'as toujours pas fait ta page de garde ?!". On relativise en se disant que l'important, c'est que les devoirs soient faits (enfin, essayés), et que Picasso a bien commencé un jour, non ?
Mysticolle : le sauveur (ou pas) de la page de garde !
Alors, Mysticolle. C'est un peu le nom du super-héros qui vient à la rescousse des parents désespérés. Une solution miracle ? Pas vraiment. Mais c'est une ressource précieuse pour ceux qui manquent d'idées ou de temps. On y trouve des dessins à colorier, des thèmes pré-établis, des modèles à imprimer. C'est un peu comme avoir un chef à domicile pour vous suggérer le menu du dîner, ça facilite la vie !
Attention, piège ! Le risque, c'est de se retrouver avec la même page de garde que la moitié de la classe. L'originalité en prend un coup, c'est sûr. Mais au moins, c'est fait. Et puis, soyons honnêtes, personne ne va scruter les pages de garde à la loupe pour décerner un prix de créativité (enfin, j'espère pas !). L'important, c'est que l'enfant se soit investi un minimum, qu'il ait mis sa touche personnelle, même si c'est juste une gommette mal collée ou un petit mot griffonné.

L’astuce ultime ? Impliquer l'enfant ! Demander-lui ce qu'il aime, ce qui le passionne. Ça peut être son animal préféré, son personnage de dessin animé préféré, son sport favori… L'idée, c'est de partir de ses centres d'intérêt pour personnaliser sa page de garde. Et si le résultat n'est pas parfait, tant pis ! Le plus important, c'est que l'enfant ait pris du plaisir à le faire (ou au moins, qu'il ne l'ait pas vécu comme une torture).
Finalement, la page de garde du cahier de devoirs, c'est un peu comme la vie : c'est parfois chaotique, imparfait, mais c'est surtout une occasion de laisser libre cours à sa créativité (ou de déléguer à Mysticolle, c'est vous qui voyez !). Alors, on respire un grand coup, on sort les crayons de couleur, et on se lance. Et si ça ne ressemble pas à une œuvre d'art, ce n'est pas grave. L'important, c'est de s'amuser (un peu) et d'éviter la crise de nerfs (autant que possible). Bon courage !