
Alors, tu connais les cahiers de chants et de poésie, hein? Ceux qu'on trimbalait au collège, remplis de gribouillis et de paroles de chansons qu'on pensait super profondes (mais qui, soyons honnêtes, étaient souvent un peu kitsch!). Mais on oublie souvent un truc... La page de garde!
Ah, la page de garde! Plus qu'une simple page, c'était un véritable terrain de jeu! Tu te souviens? C'était là qu'on laissait libre cours à notre créativité, notre imagination... et parfois, notre ennui en cours de maths (chut!).
On y mettait son nom, bien sûr. Mais pas n'importe comment! Avec des lettres gothiques, des arabesques compliquées, des petits cœurs (si on était d'humeur romantique, évidemment). Et si on voulait vraiment se la jouer mystérieux, on ajoutait un pseudonyme, genre "La Rose Écarlate" ou "Le Faucon Noir". N'importe quoi, non?
Et les dessins! Oh là là, les dessins! Des portraits de nos idoles (souvent mal faits, avouons-le), des paysages imaginaires avec des licornes et des arcs-en-ciel (parce que pourquoi pas?), des graffitis rebelles (enfin, rebelles... à notre niveau de collégien, quoi!).
On y collait aussi des photos, des découpages de magazines, des petits mots doux passés en douce pendant la récré. Une véritable capsule temporelle, cette page de garde! Non?

Mais à quoi ça servait, au juste?
Bonne question! Au-delà de l'aspect esthétique (qui était quand même primordial, soyons clairs!), la page de garde avait plusieurs fonctions, je crois.
D'abord, c'était une façon de s'approprier son cahier. De le rendre unique, à notre image. C'était dire: "Ce cahier, c'est moi! C'est mon univers!". Un peu mégalo, peut-être? Mais tellement important à cet âge!

Ensuite, c'était une déclaration d'intention. En gros, on disait: "Voilà ce que j'aime, ce qui me passionne, ce qui me fait rêver". Un peu comme un profil Instagram avant l'heure, tu vois? Sauf qu'au lieu des likes, on avait les regards admiratifs (ou moqueurs!) de nos camarades.
Et puis, soyons honnêtes, c'était aussi un excellent moyen de tuer le temps pendant les cours ennuyeux! Gribouiller, colorier, coller... C'était bien plus passionnant que d'écouter le prof de physique-chimie parler de molécules, non?

Alors, la prochaine fois que tu tomberas sur un vieux cahier de chants et de poésie, prends le temps d'admirer la page de garde. C'est un véritable témoignage d'une époque, un concentré de souvenirs, un petit bout de l'âme d'un ado qui rêvait de changer le monde (ou au moins, d'avoir une bonne note en français!).
Et toi, c'était comment ta page de garde? Raconte!