
Ah, l'arc-en-ciel! Ce magnifique pont de lumière qui apparaît après la pluie. On dit toujours qu'il a sept couleurs. Sept! Vraiment? Je ne sais pas, vous. Mais moi, j'ai toujours trouvé ça un peu... simpliste.
Regardons les choses en face. On nous apprend ça dès le plus jeune âge. Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet. La rengaine classique. On la chante, on la dessine avec nos crayons de couleur (ceux qui nous restaient, parce que le rouge et le bleu finissaient toujours par disparaître mystérieusement...).
Sept couleurs? C'est tout?
Sérieusement. Sept? Quand je regarde un arc-en-ciel, je vois bien plus que sept nuances. Je vois du rouge écarlate. Du orange mandarine. Un jaune qui tire sur le citron. Un vert émeraude profond. Et le bleu? Parlons-en du bleu!
Le Bleu... l'arnaque chromatique!

Le bleu, c'est là que les choses se compliquent. On nous sort l'indigo. Indigo? Soyons honnêtes, qui utilise le mot "indigo" dans sa vie de tous les jours? Personne! C'est un mot qu'on ressort juste pour l'arc-en-ciel. Et puis, il y a le violet. Un violet lavande? Un violet prune? On dirait qu'on essaie de remplir un quota, un peu comme la fameuse déclaration du nombre de couleurs arc-en-ciel.
On dirait qu'on a décidé arbitrairement qu'il fallait sept couleurs, et on s'y tient. Un peu comme quand on décrète que le mois de février a toujours 28 jours, même si on sent bien qu'il y a de la place pour un petit 29 de temps en temps.

Et puis, entre chaque couleur "officielle", il y a tout un dégradé! Un nuancier infini de teintes subtiles qui se fondent les unes dans les autres. Un festival chromatique! Un spectacle pour les yeux qu'on réduit à une simple énumération.
Alors, voilà mon opinion impopulaire: l'arc-en-ciel a beaucoup plus que sept couleurs. Beaucoup, beaucoup plus. C'est une symphonie visuelle, un chef-d'œuvre de la nature qu'on ne peut pas réduire à une simple liste.

Je pense que le nombre exact de couleurs dans un arc-en-ciel est... indéterminé. C'est subjectif. C'est selon l'œil de celui qui regarde. Et c'est bien plus amusant comme ça, non?
Finalement, on pourrait créer un nouveau test pour ophtalmologues. Au lieu de lire des lettres de plus en plus petites, on devrait faire identifier à chacun un maximum de teintes dans un arc-en-ciel. Le score le plus élevé gagnant une médaille d'or de la perception chromatique!

Alors, la prochaine fois que vous verrez un arc-en-ciel, oubliez les sept couleurs. Laissez votre regard vagabonder, explorez toutes les nuances. Et surtout, amusez-vous à trouver vos propres noms pour ces couleurs insaisissables! Qui sait, peut-être que vous découvrirez une couleur que personne n'a jamais vue auparavant.
C'est ça, la magie de l'arc-en-ciel: un défi constant à notre perception, une invitation à voir le monde avec des yeux neufs.
Et avouez-le, dire que l'arc-en-ciel a sept couleurs, c'est un peu comme dire que la cuisine française se limite à la baguette et au camembert. Un peu réducteur, non?