
Alors, assieds-toi, prends ton café, parce que là, j'ai une histoire… une histoire de voisin, tu vois le genre? Le voisin dont tu préfèrerais qu'il habite... disons... sur Mars.
Le topo, c'est que j'ai une fuite. Oui, une VRAIE fuite. Pas un petit suintement insignifiant, non, non. On parle de gouttes qui se font la malle, de petites rivières qui se frayent un chemin... dans MON plafond! Génial, hein ?
L'origine du mal (probablement)
Bon, après enquête (digne de Columbo, je te jure!), il semblerait que l'eau vienne... tu l'as deviné... du voisin du dessus. Super, n'est-ce pas? La tuile quoi! (sans jeu de mots, bien sûr... enfin, à moitié seulement!). Imagine le tableau : je me retrouve avec des auréoles dignes d'un tableau abstrait sur mon beau plafond blanc. Et le pire? L'humidité! C'est le genre d'humidité qui te file des frissons rien qu'en y pensant. Et pour les allergies, c'est la fête!
Alors, je monte, je sonne à la porte, tout sourire (enfin, j'essaie de sourire, même si intérieurement, j'ai juste envie de hurler). "Bonjour, cher voisin! Petit problème... j'ai l'impression que l'eau de chez vous me fait une petite visite surprise chez moi." Polie, hein ? Toujours!
Le voisin : une espèce à part
Et là, commence la danse... le ballet du refus. Figure-toi, le voisin en question, on va l'appeler... Bernard (parce que ça sonne bien, et que, quelque part, je me dis que peut-être, il y a un Bernard sympa qui lit cet article et qui n'a jamais fait ça!). Donc, Bernard, il m'ouvre la porte, l'air... disons... moyennement ravi de me voir. C'est le genre de type qui a l'air de croire que sourire est une activité physique intense qui pourrait lui occasionner une déchirure musculaire. Tu vois le genre?

Il m'écoute (enfin, il fait semblant d'écouter, ses yeux errant visiblement vers sa télé), et là, il me sort LE truc. Tu sais, le truc qui te fait perdre toute foi en l'humanité? Il me dit : "Ah bon? Ben moi, je ne vois rien." RIEN?! Mais, Bernard, tu crois que l'eau, elle se téléporte directement de chez toi chez moi? Tu penses que c'est une conspiration de l'eau qui en a marre de tes tuyaux et qui décide de faire une grève chez moi?!
Je lui explique, patiemment (enfin, j'essaie d'être patiente, parce que là, je bouillonne intérieurement), que peut-être, il y a une petite fuite, une micro-fuite, un truc invisible à l'oeil nu, mais qui, malheureusement, a décidé d'élire domicile chez moi. Je lui suggère (gentiment, toujours!), qu'il faudrait peut-être faire une recherche de fuite. Tu sais, ces trucs avec des pros qui viennent, qui regardent, qui testent, et qui finissent par trouver la coupable.
Et là, accroche-toi, il me répond : "Une recherche de fuite? Mais ça coûte cher! Et puis, je n'ai pas le temps." PAS LE TEMPS?! Bernard, ton temps est plus précieux que le mien, qui suis en train de voir mon appartement se transformer en piscine municipale clandestine? Je suis censée faire quoi, moi? Me mettre un bonnet de bain et des brassards en attendant que tu te décides à agir?!

La bureaucratie à la rescousse (ou pas...)
Alors, évidemment, j'ai contacté mon assurance. Parce que, soyons réalistes, il faut bien que quelqu'un bouge les choses. Et là, c'est le début d'une autre aventure... la paperasse, les formulaires, les appels interminables avec des conseillers qui ont l'air de découvrir l'existence de l'eau pour la première fois.
Mon assurance contacte celle de Bernard. Et là, surprise (enfin, pas vraiment), l'assurance de Bernard... refuse de prendre en charge la recherche de fuite. Motif? Je ne sais pas, et à ce stade, je n'ose même plus demander. J'ai l'impression d'être dans un mauvais sketch. Le sketch où personne ne veut prendre ses responsabilités, où tout le monde se renvoie la balle, et où moi, je me retrouve avec un plafond qui ressemble de plus en plus à une carte du monde envahie par la moisissure.
Donc, la situation actuelle? Bernard nie l'existence de la fuite. Son assurance fait la sourde oreille. Mon assurance me dit qu'elle fait son possible (mais que, visiblement, "possible" ne veut pas dire "efficace"). Et moi, je suis là, à éponger les gouttes, à me demander si je ne devrais pas investir dans un canoë pour pouvoir circuler dans mon salon.

Tu vois le genre de situation où tu as envie de crier? Où tu as envie de prendre un mégaphone et de hurler à la face du monde : "AU SECOURS! MON VOISIN NE VEUT PAS REPARER SA FUITE ET MON APPARTEMENT EST EN TRAIN DE COULER!!!" ? Oui, c'est exactement ça.
Que faire ? That is the question.
Alors, la question que je te pose, à toi, mon cher(e) ami(e), c'est : qu'est-ce que je fais? Je me transforme en justicière masquée et je vais secouer Bernard jusqu'à ce qu'il comprenne l'urgence de la situation? J'inonde son appartement en représailles? (Non, je rigole... enfin, à moitié...). Je me résigne à vivre avec un plafond style "grotte de Lascaux"?
Parce que, soyons honnêtes, je suis un peu désespérée. J'ai l'impression de me battre contre des moulins à vent. Le moulin à vent du voisin qui refuse de voir la réalité en face. Le moulin à vent des assurances qui se renvoient la balle. Le moulin à vent de la bureaucratie qui te noie sous un déluge de paperasse.

Alors, si tu as des conseils, des idées, des solutions miracles (genre, un sortilège qui ferait disparaître la fuite et transformerait Bernard en quelqu'un de coopératif), je suis preneuse! Parce que là, je crois que j'ai vraiment besoin d'aide.
Et toi, dis, tu as déjà eu des problèmes avec tes voisins? Raconte! Je me sentirais moins seule dans ma galère aquatique...
P.S.: Si tu es plombier, et que tu lis cet article, fais-moi signe! J'ai besoin d'un héros... et d'une facture pas trop salée!