
Ah, la famille! Un sujet inépuisable, non? Et surtout, source inépuisable de drames. Le mien, en ce moment? Ma famille sans coeur me supplie de rentrer.
Imaginez la scène. Vous êtes, disons, épanoui(e). Vous avez enfin trouvé un équilibre. Un appartement où vous n'entendez pas tousser le voisin, un travail qui vous passionne (presque) tous les jours, et des amis qui comprennent votre amour inconditionnel pour les films de chats qui parlent. La belle vie, quoi.
Et là, BAM! Le téléphone sonne. C’est Maman (ou Tatie Ginette, soyons honnêtes). Et elle commence, d’une voix tremblotante: "Tu nous manques tellement, chéri(e). La maison est si vide sans toi." Vraiment? La dernière fois que j'y étais, Tonton Gérard parlait politique à table en mâchant la bouche ouverte. Pas vraiment le vide intersidéral que j'espérais éviter.
Le Grand Chantage Émotionnel
C'est là que ça se corse. Le chantage émotionnel commence. "Ton frère est si triste... Ta grand-mère ne fait que demander après toi... Même Médor, le chat, a l'air de déprimer depuis que tu es parti(e)!" (Médor, le chat qui mange des mouches au plafond? Sérieusement?).
On dirait qu'en quittant le cocon familial, on devient automatiquement un monstre égoïste, responsable de la dépression collective. On oublie, bien sûr, que la raison pour laquelle on est parti(e), c'était peut-être pour éviter de devenir complètement fou/folle à force d'entendre les mêmes blagues de Tonton Gérard.

Le Poids de la Tradition
Il y a aussi, bien sûr, le poids de la tradition. "Mais, c'est la famille! Tu dois être là pour les fêtes! Pour les anniversaires! Pour le baptême du poisson rouge de la cousine au troisième degré!". Oui, oui... et si je me faisais un plateau de sushis devant Netflix ce soir? Ça compte comme tradition alternative?
Et puis, il y a la culpabilité. Cette petite voix qui murmure: "Peut-être qu'ils ont raison? Peut-être que je suis vraiment un ingrat(e)?". C'est là qu'il faut faire appel à son esprit critique (et à une bonne bouteille de vin, soyons réalistes).

Je crois que l'amour familial, c'est comme le Nutella: c'est bon, mais à petites doses. Trop, ça devient écœurant. Et ça colle aux doigts.
Mon opinion, et je l'assume totalement, c'est que parfois, s'éloigner, c'est aussi une forme d'amour. C'est s'aimer soi-même suffisamment pour savoir ce dont on a besoin. C'est préserver sa santé mentale (et celle de Médor, le chat!).

Alors, Ma famille sans coeur, je vous aime. Vraiment. Mais pour l'instant, je préfère vous aimer de loin. Et promis, je vous envoie des cartes postales. Avec des photos de chats qui parlent.
À bientôt (peut-être)!