Light Novel Les Carnets De L'apothicaire

Ah, les Carnets de l'Apothicaire ! Cette petite douceur venue tout droit du Japon, qui a réussi l'exploit de me faire oublier que j'avais, pendant un temps, juré de ne plus jamais lire de light novel (promis, je jure moins souvent maintenant!). C'est un peu comme les sushis : au début, on est sceptique, et puis… on en redemande !

L'histoire, en gros, c'est celle de Mao Mao. Jeune femme à l'esprit vif, elle se retrouve, un peu malgré elle (disons qu'elle a été "invitée" à séjourner de force) à la cour impériale en tant que servante. Mais Mao Mao n'est pas une servante comme les autres. Non, non, non! Cette demoiselle a une passion dévorante pour les plantes, les poisons, et tout ce qui peut potentiellement vous envoyer ad patres... de façon très scientifique, bien sûr!

Et là, ça devient intéressant. Parce que notre Mao Mao, elle n'est pas du genre à rester dans son coin à faire le ménage (enfin, si, elle le fait... mais à sa façon, c'est-à-dire en analysant les produits d'entretien pour voir s'il n'y aurait pas moyen d'en faire un truc plus... explosif, dirons-nous!). Non, elle fourre son nez partout, résout des énigmes dignes d'Agatha Christie (en version japonisante et empoisonnée, évidemment), et attire l'attention du beau et mystérieux Jinshi. Parlons-en de Jinshi !

Jinshi, c'est le genre de personnage qui ferait rougir un dieu grec. Beau à se damner, intelligent... et complètement accro à Mao Mao. Le pauvre garçon la poursuit de ses assiduités, mais elle, elle est beaucoup plus intéressée par le dernier champignon vénéneux qu'elle a déniché. Un vrai crève-coeur, je vous dis ! On a envie de lui dire: "Laisse tomber, Jinshi! Concentre-toi sur quelqu'un d'autre, genre... moi!" Bon, ok, je m'égare.

Les Carnets de l'apothicaire : "Un des charmes de ce manga : savoir que
Les Carnets de l'apothicaire : "Un des charmes de ce manga : savoir que

Le génial de cette série, c'est son mélange des genres. On a de l'enquête policière (light, hein, on n'est pas dans Les Experts), de la romance (avec une Mao Mao qui, disons, n'est pas des plus réceptives), des intrigues de cour (parce que forcément, à la cour impériale, ça complote à tout va), et une bonne dose d'humour. Et ça fonctionne!

L'écriture est fluide, les personnages attachants (même les méchants, enfin, presque), et l'univers, inspiré de la Chine ancienne, est superbement rendu. On sent le travail de recherche derrière tout ça. Et puis, il y a Mao Mao. Mao Mao, quoi! C'est un personnage féminin fort, intelligent, indépendant, et complètement à côté de la plaque en matière de sentiments. On l'adore !

Les Carnets de l’Apothicaire du manga au roman
Les Carnets de l’Apothicaire du manga au roman

Alors, oui, c'est un light novel. Oui, ça se lit vite. Mais c'est diablement efficace. C'est le genre de série qui vous fait dire : "Allez, encore un chapitre... juste un petit..." et qui, trois heures plus tard, vous laisse avec les yeux rouges et l'envie de préparer une potion mortelle. (Non, ne faites pas ça. Surtout si je suis invitée à dîner chez vous).

En résumé, Les Carnets de l'Apothicaire, c'est une recette réussie : une héroïne originale, une intrigue prenante, une pincée de romance, le tout saupoudré d'un humour délicieusement cynique. Bref, c'est à consommer sans modération... sauf si vous êtes Jinshi, parce que Mao Mao risque de vous empoisonner accidentellement.