
Alors, parlons un peu de Rennes et de cette fameuse vague manga qui déferle en 2024. Oui, oui, celle dont tout le monde parle.
Bon, je vais peut-être me faire incendier, mais est-ce qu'on ne s'emballe pas un peu ? Je dis ça, je dis rien. On dirait que si t'as pas un T-shirt Naruto et une figurine One Piece, t'es has been. Un peu oppressant, non ?
Certes, j'adore les sushis. Qui n'aime pas les sushis ? Et j'ai bien rigolé devant quelques épisodes de Dragon Ball quand j'étais plus jeune. Mais de là à transformer Rennes en mini-Tokyo… Calmons-nous le pompon !
Une déferlante culturelle ?
On nous parle d'enrichissement culturel, de découverte, d'ouverture d'esprit… Oui, c'est vrai. Le manga, c'est de l'art, de la narration visuelle, tout ça, tout ça. J'entends bien l'argumentaire.
Mais soyons honnêtes deux secondes. Est-ce qu'on creuse vraiment ? Ou est-ce qu'on se contente d'imiter des codes, de collectionner des goodies, de connaître les répliques cultes par cœur ? C'est cool, hein, mais ça reste superficiel, non ?

« Le manga, c'est plus qu'une simple BD, c'est un art de vivre ! » – Quelqu'un, quelque part, probablement.
Ok, ok. Mais est-ce que ça veut dire que notre propre culture, elle, est un art de mourir ? On a quand même quelques bons auteurs de BD en France, non ? Et puis, niveau gastronomie, on n'est pas trop mal non plus, il me semble. Crêpes contre ramen, le match est ouvert ! (Et je vote crêpe, désolé.)

Les conventions, les cosplays, et tout le tralala…
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Les conventions, c'est fun. Voir des gens déguisés en leurs personnages préférés, c'est créatif. L'ambiance est souvent géniale.
Mais est-ce que c'est vraiment indispensable ? Est-ce qu'on ne pourrait pas dépenser cet argent en voyage, en sorties culturelles plus variées, en… je sais pas… en cours de poterie ? (La poterie, c'est sous-côté, je vous le dis !)

Je vois déjà les commentaires arriver : « Tu n'y connais rien ! », « Tu es ringard ! », « Tu es un vieux réac ! ». C'est possible. Mais j'assume. Je préfère un bon livre de Zola qu'un manga avec des yeux énormes. Et je préfère une galette-saucisse qu'un onigiri. Voilà, c'est dit.
Alors, oui, Rennes est peut-être prise dans la vague manga en 2024. C'est le buzz, c'est tendance, c'est branché. Mais n'oublions pas de garder les pieds sur terre. Et de continuer à apprécier ce qui fait le charme de notre propre culture.
Et si vous me croisez à une convention déguisé en Obélix, ne vous étonnez pas. L'ironie, ça me connaît.