
Alors, on va parler d'un truc que, franchement, on a tous vécu, même si on n'habite pas au Japon, et encore moins si on ne mange pas d'ikura (œufs de saumon). Imaginez, vous êtes devant une vitrine, ou sur un site internet, et vous voyez... le truc. Vous savez, celui que vous voulez absolument. C’est comme quand t’es gosse et que tu vois la dernière console Nintendo à la télé, sauf que là, t’es censé être adulte et responsable. Et la première question qui te vient à l'esprit, c'est pas "est-ce que j'en ai vraiment besoin ?", c'est : "Ikura de kaemasu ka ?" – littéralement, "Combien ça coûte ?" ou, plus familièrement, "Combien ça va me ruiner ?".
C'est exactement de ça dont parle le premier chapitre d'Ikura De Kaemasu Ka, mais transposé à une situation... disons, plus romancée. Imaginez la scène : un mec, un peu paumé, qui se retrouve face à une proposition indécente (pas du genre mafieux, hein, plutôt du genre "marché de Faust à la sauce XXIe siècle"). Il doit faire un choix, et évidemment, il se demande si le prix à payer en vaut la chandelle. C'est un peu comme quand tu dois choisir entre te payer un café à 5 balles tous les jours ou investir dans une machine à café digne de ce nom (et te faire passer pour un barista du dimanche devant tes potes).
Bon, le chapitre ne révèle pas tous les détails, sinon, ce serait pas marrant. Mais on sent bien que le personnage est tiraillé. D'un côté, il y a l'attrait de la chose, le désir, l'envie irrésistible. De l'autre, la peur de se planter, de faire le mauvais choix, de finir ruiné (au sens propre comme au figuré). C'est un peu comme quand tu craques pour une paire de chaussures hors de prix en solde, et qu'ensuite tu réalises que tu dois manger des pâtes pendant un mois. Le regret, c'est un peu le sel de la vie, non ?
Les dilemmes de la vie (et du shopping)
Le chapitre explore, avec un ton léger mais perspicace, ces petits dilemmes qui rythment notre quotidien. On se demande tous, à un moment donné, si le jeu en vaut la chandelle. Que ce soit pour un nouvel emploi, une relation amoureuse, ou même juste l'achat d'un nouveau gadget. C'est le fameux : "Est-ce que je prends le risque ?". Est-ce que les bénéfices potentiels justifient les sacrifices ? Est-ce que je vais pas me retrouver à pleurer en silence sous ma couette en pensant à l'argent que j'aurais pu économiser ?
Ikura De Kaemasu Ka, à travers ce premier chapitre, nous rappelle que la vie est faite de choix, et que chaque choix a un prix. Et ce prix n'est pas toujours quantifiable en euros, en yens, ou en dollars. Il peut aussi s'agir de temps, d'énergie, de compromis, voire même de regrets. C'est un peu comme quand tu acceptes de faire la vaisselle à la place de ton coloc' pour qu'il te laisse regarder ton émission préférée à la télé. C'est un deal, quoi. Un échange de bons procédés, comme dirait l'autre.

Les questions existentielles (en mode comédie)
Le truc cool avec ce chapitre, c'est qu'il aborde des questions existentielles sérieuses, mais avec une bonne dose d'humour. C'est pas du genre "introspection philosophique à la Jean-Paul Sartre", c'est plutôt du genre "réflexion existentielle en mode stand-up". On se reconnaît dans les doutes et les hésitations du personnage, mais on ne se prend pas trop au sérieux. On rit de ses angoisses, comme on rit des nôtres. Parce que, soyons honnêtes, on est tous un peu cons, parfois.
Le personnage principal, confronté à cette proposition qui va changer sa vie (en bien ou en mal, on ne sait pas encore), nous fait penser à tous ces moments où on a été mis face à un choix cornélien. Choisir entre le confort et l'aventure, entre la sécurité et la passion, entre le pragmatisme et la folie douce. C'est un peu comme quand tu dois choisir entre rester chez toi à regarder Netflix ou sortir en soirée avec tes amis, sachant pertinemment que tu vas te coucher à 4 heures du matin et que tu vas le regretter amèrement le lendemain. Le fameux YOLO, quoi.

Et c’est là, à mon avis, que réside le génie de ce premier chapitre. Il nous parle de nous, de nos faiblesses, de nos contradictions, mais avec une telle légèreté qu'on ne se sent pas jugés. On se sent compris. On se sent moins seuls dans notre galère. On se dit que, finalement, on est tous un peu paumés, et que c'est pas si grave. C'est même plutôt drôle, en fait.
Le chapitre se termine en suspens, bien sûr. On a envie de savoir ce que le personnage va décider. On a envie de connaître la suite de l'histoire. On se demande si, lui aussi, il va finir par regretter son choix. Mais en attendant, on a passé un bon moment. On a ri, on a réfléchi, on s'est identifié. Et surtout, on a oublié, ne serait-ce que quelques instants, nos propres problèmes. C'est déjà pas mal, non ?

Alors, Ikura De Kaemasu Ka Chapitre 1, c'est un peu comme un bonbon acidulé. C'est sucré, c'est pétillant, mais ça laisse aussi un petit goût amer sur la langue. Un goût de questionnement, de doute, mais aussi d'espoir. L'espoir de faire le bon choix, l'espoir de ne pas se tromper, l'espoir de ne pas finir ruiné (financièrement ou émotionnellement). C'est un peu comme quand tu joues à la loterie. Tu sais que t'as peu de chances de gagner, mais tu y crois quand même. Parce que, après tout, pourquoi pas ?
En conclusion, si vous cherchez une lecture légère, amusante et qui vous fera réfléchir (sans vous prendre la tête), je vous recommande chaudement Ikura De Kaemasu Ka Chapitre 1. C'est un petit bijou de comédie existentielle, qui vous rappellera que la vie est un peu comme un buffet à volonté : on a envie de tout goûter, mais on sait qu'on va finir par avoir mal au ventre. Mais c'est pas grave, on recommencera demain.
Alors, à votre avis, combien ça coûte de vivre une vie pleine de choix et de dilemmes ? La réponse, vous la trouverez peut-être dans Ikura De Kaemasu Ka.