
Alors, on va se parler franchement, entre amis qui galèrent un peu. Vous voyez ce moment où vous regardez votre compte bancaire et vous vous dites "Mais où est passé mon salaire?!" Eh bien, c'est un peu la même sensation que j'ai avec mon étalon, Duke. Sauf que Duke, lui, ne bouffe pas de cartes de crédit, il bouffe... du foin, beaucoup de foin. Et du grain. Et des carottes. Et, soyons honnêtes, probablement une part de mon âme aussi.
Je m'explique. Duke, c'est un peu le Usain Bolt des équidés. Il a une énergie... disons, inépuisable. Moi, je suis plus du genre marathonienne du canapé. Le contraste est saisissant. Il a l'enthousiasme d'un chiot face à un jouet neuf, 24h/24, 7j/7. Et moi, j'ai... besoin de café. Beaucoup de café.
Le budget Duke: un gouffre sans fond
Parlons finances. Avoir un cheval, c'est comme avoir un deuxième loyer. Sauf que le cheval, lui, ne vous aide pas à payer la taxe d'habitation. Les frais de vétérinaire, le maréchal-ferrant (son pédicure perso, en gros), l'ostéopathe (parce qu'un cheval sportif, ça a des courbatures, apparemment!), tout ça s'additionne très vite. Je crois que mon banquier commence à me regarder avec un mélange de pitié et d'exaspération à chaque fois que je passe à la banque.
Et puis, il y a l'équipement. Selle, bride, couvertures... c'est un peu comme habiller une star de cinéma, sauf que la star, elle, se roule dans la boue cinq minutes après. L'élégance éphémère, c'est son truc.
Les journées avec Duke: une course contre la montre
Ma journée type avec Duke, c'est un peu comme un épisode de Courses contre la montre. Il faut le sortir, le faire travailler, le doucher (parce que la boue, vous vous souvenez?), le nourrir, vérifier qu'il n'a pas décidé de transformer son box en œuvre d'art abstraite avec du crottin... Et tout ça avant que la nuit tombe et que je me transforme en citrouille.

Et ne parlons pas des concours! C'est comme organiser un mariage, sauf que le marié (enfin, l'étalon) a une fâcheuse tendance à oublier ses chorégraphies au moment crucial. L'angoisse!
Duke et moi: une relation amour-haine (surtout haine à 5h du matin)
Alors oui, parfois, je me demande si je n'ai pas fait une erreur en adoptant ce pur-sang survitaminé. Quand il me réveille à 5h du matin en hennissant à tue-tête parce qu'il a faim (alors qu'il a déjà mangé l'équivalent d'une petite montgolfière de foin la veille), je me dis que j'aurais peut-être dû me contenter d'un poisson rouge. Un poisson rouge, ça ne mange pas de carottes à 3€ le kilo, soyons clairs.

Mais bon, après, je le regarde galoper dans le pré, le soleil couchant se reflétant dans sa robe brillante, et je me dis... ouais, c'est quand même quelque chose. Et puis, soyons honnêtes, personne n'est indifférent à un beau cheval. Ça fait toujours son petit effet. Et puis, il est vraiment adorable quand il ne me ruine pas ou ne me fait pas courir partout!
Alors voilà, je ne sais pas si vous avez des étalons hyperactifs vous aussi, mais si c'est le cas, je compatis. Et si vous n'en avez pas, eh bien, considérez-vous chanceux! Ou pas... peut-être que vous manquez quelque chose. En tout cas, si vous me cherchez, je suis probablement en train de courir après Duke dans le pré, un sac de carottes à la main et un sourire (plus ou moins) forcé sur le visage.