Godzilla Le Roi Des Monstres

Ah, Godzilla. Le Roi des Monstres. On l'appelle "Godzi" entre nous, comme si c'était le pote un peu bourru qu'on croise au bar. Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas n'importe quel ami. C'est le genre de gars qui, si vous le contrariez, pourrait accidentellement raser votre ville. Vous voyez le genre ?

Vous savez, la première fois que j'ai vu Godzilla, le Roi des Monstres (la version de 1956, pour être précis, celle qui a été remaniée pour inclure Raymond Burr), j'étais enfant. Et c'était un peu comme goûter pour la première fois à un plat que votre grand-mère a préparé. C'est un peu bizarre, ça a un goût d'époque, mais il y a quelque chose de réconfortant et d'étrangement fascinant.

C'est un peu comme regarder un film d'horreur fait maison, mais avec un monstre géant et une morale sur les dangers du nucléaire. C'est le genre de film qui vous fait vous demander si vous avez bien fermé la porte du réfrigérateur, et si vous avez bien payé vos impôts, parce que... on ne sait jamais, hein ?

Godzilla et nous: Une relation complexe

Ce qui est fascinant avec Godzilla, c'est qu'il n'est pas juste un monstre. Il est une métaphore. Oui, oui, je sais, le mot qui fait peur. Mais pensez-y. Godzilla, c'est un peu comme le karma. On fait des bêtises (expériences nucléaires, pollution...), et boom, voilà un lézard géant qui se pointe pour nous rappeler à l'ordre, en brûlant des villes au passage. C'est un peu violent comme leçon, mais elle est efficace!

Images de Godzilla II - Roi des monstres (2019) - SensCritique
Images de Godzilla II - Roi des monstres (2019) - SensCritique

C'est comme si la Terre elle-même disait : "Bon, ça suffit, les humains. Rangez vos jouets nucléaires et arrêtez de me polluer, sinon je vous envoie mon Godzilla personnel". Un peu comme quand votre chat fait tomber votre vase préféré pour vous dire qu'il a faim. Sauf que là, c'est l'échelle Godzilla.

Un monstre qui a du cœur (enfin, presque)

Au fil des années, Godzilla est devenu un peu plus... sympa. Il est passé de "destructeur impitoyable" à "protecteur grincheux de la Terre". C'est comme si, à force de se battre contre d'autres monstres (King Ghidorah, Mothra, j'en passe...), il s'était dit : "Bon, au final, ces humains sont un peu cons, mais il faut bien les protéger, sinon qui va me donner du poisson radioactif ?"

Godzilla 2 Le Roi Des Monstres | AUTOMASITES
Godzilla 2 Le Roi Des Monstres | AUTOMASITES

Il faut dire que Raymond Burr, avec son air désolé et sa cigarette, lui a donné une humanité inattendue. On avait presque envie de lui offrir un café, au pauvre. Même si il venait de voir Godzilla piétiner un tramway.

En fin de compte, Godzilla, le Roi des Monstres est un film qui reste. C'est un peu comme le vieux pull troué que vous aimez porter chez vous. Ce n'est pas parfait, c'est un peu ringard, mais c'est confortable et ça vous rappelle des souvenirs. Et, soyons honnêtes, qui n'a jamais rêvé de voir un lézard géant atomique se battre contre un papillon géant ? C'est notre petit plaisir coupable.