Alors, parlons un peu de Ghost in the Shell: Solid State Society. Oui, celui qui arrive après la série Stand Alone Complex. Oublions un instant les termes complexes comme "cyberbrain" et "technologie avancée". Pensons plutôt... aux vacances en famille un peu bizarres.
Une Major sans Major, mais avec des ennuis
Imaginez : vous êtes Motoko Kusanagi, la Major, l'héroïne badass par excellence. Sauf que, surprise ! Vous n'êtes plus là. Enfin, plus là avec la Section 9. Vous avez fait votre propre truc, vous vous baladez incognito. C'est un peu comme quitter un boulot stressant pour ouvrir une petite boutique de fleurs... sauf que votre boutique est un réseau d'informations illégales et que les fleurs sont des pistolets. L'idée du patron qui en a marre et qui part vivre sa vie, c'est quand même assez parlant, non?
Mais, évidemment, la tranquillité ne dure jamais. Un truc bizarre arrive, impliquant des enfants disparus, des personnes âgées connectées au cyberespace et un méchant mystérieux qu'on appelle le "Marionnettiste". Bref, le bazar habituel. Ce qui est amusant, c'est de voir comment l'ancienne équipe, la Section 9, se débrouille sans elle. C'est un peu comme regarder vos parents essayer d'utiliser votre téléphone portable. Ils font de leur mieux, mais on voit bien qu'il manque un petit quelque chose.
Togusa : Le Papa Poule Cyberpunk
Togusa, le jeune inspecteur, est particulièrement attachant. Il essaie de suivre les traces de la Major, mais il est un peu comme le petit frère maladroit qui essaie de jongler avec trop de balles. Il est inquiet, il se pose des questions, il a l'air d'un père de famille perdu dans une convention de hackers. Son dévouement est touchant, et on se surprend à l'encourager, même si on sait qu'il ne sera jamais la Major. C'est le cœur de l'équipe, celui qui garde tout le monde connecté... et qui se prend la plupart des baffes.
L'enquête elle-même est un labyrinthe. Des indices sont cachés partout, des retournements de situation inattendus et des moments où on se demande si on n'a pas trop forcé sur le café. Mais ce qui est vraiment intéressant, c'est la question du "Solid State Society" elle-même. Est-ce que la société parfaite, sans criminalité, est vraiment souhaitable ? Est-ce qu'un monde où tout est contrôlé, où tout est prévisible, n'est pas aussi étouffant qu'une prison ? La Major se pose ces questions, et nous aussi, en regardant le film. C'est profond, mais pas ennuyeux, promis !

"Ce n'est pas parce que tu es un cyber-flic que tu peux te permettre d'oublier que tu es aussi un être humain."
Et puis, il y a la relation entre la Major et son équipe. Même si elle est partie, elle veille sur eux. C'est comme une maman ours cyberpunk qui les protège des dangers. Elle les aide, les guide, les manipule un peu aussi, soyons honnêtes. Mais au final, elle le fait par affection. Elle les a choisis, elle les connaît, et elle sait qu'ils sont capables de résoudre le mystère, même sans elle sur le terrain.
Ghost in the Shell: Solid State Society, c'est donc une histoire de famille, de responsabilité et de questionnements philosophiques, le tout enrobé dans un univers cyberpunk visuellement époustouflant. C'est un peu comme un bon plat réconfortant, mais avec une sauce un peu piquante qui vous fait réfléchir. Alors, la prochaine fois que vous aurez envie de quelque chose d'intelligent et de divertissant, n'hésitez pas à replonger dans le monde de la Section 9. Vous ne serez pas déçus.