
Ah, Final Fantasy XII: Revenant Wings sur DS. Rappelez-vous la DS ? Cette petite brique incroyable qui pouvait faire à peu près n'importe quoi, sauf peut-être, je sais pas, cuisiner un soufflé. Mais sérieusement, qui a besoin d'un soufflé quand on peut invoquer des Bahamuts miniatures sur un écran de la taille d'un timbre-poste?
Pour ceux qui l'ignorent (et soyons honnêtes, il y en a probablement beaucoup), Revenant Wings est la suite directe de Final Fantasy XII, mais avec un gameplay complètement différent. On oublie l'exploration libre et les gambits (ces fameux algorithmes qui faisaient jouer vos personnages à votre place, avouez-le, vous les laissiez faire tout le boulot). Ici, on parle de stratégie en temps réel, avec un soupçon de Pokemon et une pincée de syndrome du "mais-où-est-passé-ma-stylus?".
Un scénario... charmant ?
L'histoire, elle, est... charmante. Vaan et Penelo sont maintenant des Sky Pirates (des pirates du ciel, pour ceux qui ont séché leurs cours de français au profit de... Final Fantasy XII, probablement), à la recherche de trésors sur le continent flottant de Lemurés. C'est un peu comme si Ivalice avait pris de la hauteur et s'était dit : "Tiens, et si on mettait quelques îles dans les nuages, pour le fun?".
Le scénario est moins épique que FFXII, soyons clairs. Mais il est bourré de références, de personnages attachants (et d'autres un peu moins, comme Llyud, le grumpy-pote), et de moments vraiment drôles. Et puis, voir Vaan, qui était déjà un peu niais dans FFXII, essayer de se la jouer chef pirate, c'est un spectacle qui vaut le détour. On dirait un chihuahua qui essaie d'aboyer comme un rottweiler.

Gameplay : RTS Miniature
Le cœur du jeu réside dans son gameplay de RTS. Vous invoquez des unités (des Espers, des monstres, des Moogles, tout le bazar), vous les positionnez, et vous les envoyez au combat. C'est chaotique, parfois un peu brouillon, mais terriblement addictif. Et puis, avouez-le, c'est satisfaisant de voir une armée de Cactuar déferler sur un boss récalcitrant. Qui a dit que les piquants ne payaient pas ?
La gestion des équipes, l'optimisation des invocations, et la maîtrise des compétences sont essentielles. Sinon, vous risquez de vous faire laminer par des lapins mutants sur-boostés. Oui, des lapins. Ne sous-estimez jamais le pouvoir des lapins. Ils sont sournois, ces petites bêtes.

Alors, ça vaut le coup ?
Absolument ! Revenant Wings est un petit bijou de stratégie, parfait pour les trajets en train (ou en deltaplane, si vous êtes Vaan). C'est un jeu qui ne se prend pas trop au sérieux, qui regorge de contenu, et qui vous fera passer des heures à invoquer des monstres et à crier des ordres à votre DS. (Attention, les passagers risquent de vous regarder bizarrement, mais bon, ils ne comprennent rien à la grandeur de Bahamut en miniature).
Si vous êtes fan de Final Fantasy XII, c'est une suite sympathique. Si vous aimez les jeux de stratégie, c'est un défi original. Et si vous aimez les soufflés... bah, faites-en un après avoir fini le jeu. Vous l'aurez bien mérité. En attendant, plongez dans Revenant Wings et préparez-vous à devenir le plus grand Sky Pirate (stratège) de l'histoire... ou au moins de votre salon. N'oubliez pas d'emporter votre stylet. Vous en aurez besoin. Croyez-moi. Et n'oubliez pas non plus que ce jeu est tellement addictif qu'il vous transformera en un stratège obsessionnel qui planifie ses courses au supermarché comme s'il s'agissait d'une invasion d'Ultima Weapon. Vous êtes prévenus!