
Alors, installez-vous confortablement, prenez un café (un allongé, vu le sujet, vous aurez besoin de tenir la concentration !), et laissez-moi vous parler de l’objet de tous les fantasmes et de toutes les terreurs de ma jeunesse scolaire (et peut-être de la vôtre aussi) : la figure page de garde Maths A photocopié.
Oui, oui, vous voyez de quoi je parle ! Ce monstre géométrique, souvent imprimé en noir et blanc baveux, trônant fièrement sur la première page de nos cahiers de maths. Son but ? Mystère. Faire joli ? Certainement pas. Nous rappeler que les maths sont compliquées et potentiellement dangereuses ? Peut-être bien.
Qu'est-ce que c'était, au juste ?
Soyons honnêtes, personne ne savait vraiment ce que c’était. Un mandala mathématique ? Un hommage cryptique à Pythagore ? Une expérience sadique visant à tester notre capacité à tolérer l'ambiguïté ? Toujours est-il que cette figure était un peu comme le Sphinx : elle posait une question muette et implacable. Et la réponse, bah… personne ne l’avait. Sauf peut-être le prof de maths, mais il ne le dirait jamais. C’était son petit plaisir, je crois.
Souvent, elle comprenait des éléments tels que:

- Des cercles concentriques qui partaient en vrille à la moindre photocopie.
- Des droites parallèles qui finissaient par se croiser (oui, je sais, impossible, mais c'était magique, ou plutôt, démoniaque).
- Des triangles dont les angles n'avaient visiblement jamais entendu parler de la somme des angles d'un triangle (180 degrés, hein ? Connait pas !).
- Et, bien sûr, la présence omniprésente de lettres grecques. Alpha, Beta, Gamma… Toute la clique était là, prête à nous donner des cauchemars.
À quoi ça servait (soi-disant) ?
La théorie officielle (celle qu’on nous servait, du moins) était que cette figure était là pour « illustrer des concepts mathématiques abstraits ». Mouais. Moi, je pense que c'était surtout pour décourager les tricheurs. Imaginez essayer de copier sur quelqu'un qui a ça sur sa page de garde ! Autant essayer de déchiffrer un hiéroglyphe maya avec une calculatrice Casio. Inutile.
Les conséquences psychologiques (probablement exagérées)
Je plaisante, bien sûr (enfin, presque). Mais il est vrai que cette figure a marqué toute une génération. Aujourd'hui encore, quand je vois un cercle imparfait ou deux droites qui ne sont pas parfaitement parallèles, je ressens un frisson d'angoisse. C'est ça, l’héritage de la figure page de garde Maths A photocopié : un PTSD géométrique.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez un ancien élève un peu bizarre qui a peur des rapporteurs, pensez à la figure page de garde Maths A photocopié. Vous comprendrez peut-être un peu mieux.
Et n'oubliez pas : les maths, c'est comme l'amour. Au début, c'est mystérieux et intimidant. Mais avec de la patience et quelques litres de café, on finit par s'y faire. (Ou pas. Mais au moins, on aura essayé !)