Fallen Angels Wong Kar Wai

Ah, Fallen Angels de Wong Kar Wai! On en parle comme d'un chef-d'œuvre du cinéma hongkongais, un truc super arty avec des néons et des personnages mélancoliques. Mais soyons honnêtes, au fond, c'est un peu une comédie, non?

L'histoire d'amour... particulière

On a un tueur à gages, Wong Chi-ming (interprété par Leon Lai, la classe incarnée), qui en a marre de sa vie. Et on a sa partenaire, une femme mystérieuse et obsédée par lui (Michelle Reis, tout simplement magnifique). Leur relation, c'est du grand n'importe quoi ! Elle fantasme sur lui en nettoyant son appartement, lui, il reçoit les ordres sans jamais la croiser. C'est romantique, à leur façon, non?

Le muet qui parle avec les objets

Et puis il y a le personnage de He Zhiwu (Takeshi Kaneshiro, absolument irrésistible). Un muet qui s'évade de prison et qui, pour gagner sa vie, ouvre des commerces la nuit. On le voit forcer les gens à acheter de la glace à 3 heures du matin, coiffer une jeune femme contre son gré... C'est complètement absurde et pourtant, on s'attache à lui. Il a une poésie qui lui est propre. On comprend tout ce qu'il ressent, même sans un mot. C'est un peu comme si Wong Kar Wai nous disait : "Pas besoin de parler pour se comprendre!".

La nuit hongkongaise, un terrain de jeu

Fallen Angels, c'est surtout une plongée dans la nuit hongkongaise. Les néons qui clignotent, les ruelles sombres, la musique électronique qui pulse... C'est un univers à part, un peu glauque, un peu étrange, mais tellement vivant. Wong Kar Wai utilise des angles de caméra bizarres, des ralentis, des accélérés. Au début, on se dit "Mais qu'est-ce qu'il fait?". Et puis on se laisse emporter par le tourbillon visuel. C'est comme si la ville elle-même était un personnage.

Le style de Wong Kar Wai, c'est de l'improvisation, beaucoup d'improvisation. Il donnait des directives vagues aux acteurs et les laissait faire. C'est peut-être pour ça que le film est si authentique, si spontané. On a l'impression d'assister à des moments de vie volés, des instants de vérité.

Fallen Angels 1995 Poster
Fallen Angels 1995 Poster

Un film qui ne se prend pas au sérieux (enfin, presque)

Ce qui est génial avec Fallen Angels, c'est que malgré le côté sombre et mélancolique, il y a toujours une pointe d'humour. Les situations sont souvent cocasses, les dialogues sont parfois surréalistes. On rit, on est touché, on est un peu perdu... bref, on ressent des choses. C'est ça la magie de Wong Kar Wai : il nous fait vibrer.

Alors, la prochaine fois que vous regarderez Fallen Angels, essayez de le voir comme une comédie noire et poétique. Vous risquez d'être surpris. Et si vous ne l'avez jamais vu, foncez ! C'est un voyage inoubliable au cœur de la nuit hongkongaise.

Film Review: Fallen Angels (1995) by Wong Kar-wai
Film Review: Fallen Angels (1995) by Wong Kar-wai

"Quand on est jeune, on veut toujours tout comprendre. Plus tard, on accepte de ne pas tout savoir."

Voilà une petite phrase, qui résume bien l'ambiance du film.

Finalement, Fallen Angels, c'est une histoire d'amour, de solitude et de néons, le tout arrosé d'un humour décalé. Que demander de plus ?