
Ah, la page de garde du mémoire... Ce truc qui se dresse devant vous, tel un cerbère paperassier, à l'entrée du royaume de la diplomation. On dirait une photo d'identité : elle ne raconte pas grand-chose de ce qui va suivre, mais elle est obligatoire. Et autant vous dire qu’elle peut vite devenir un vrai casse-tête chinois.
C'est un peu comme choisir sa tenue pour un premier rendez-vous : on veut faire bonne impression, on veut montrer qu'on s'est appliqué, sans pour autant en faire des tonnes et passer pour quelqu'un qu'on n'est pas. Sauf qu'au lieu de choisir une chemise, on choisit la police de caractères. Et au lieu de son parfum, on choisit... la taille des marges ?!
Les incontournables : un peu comme les ingrédients de base d'une bonne pizza
Bon, soyons sérieux deux secondes (promis, après on rigole à nouveau). Sur cette page de garde, il y a des éléments essentiels. Un peu comme la pâte, la sauce tomate et le fromage sur une pizza. Sans ça, c'est plus vraiment une pizza, c'est juste... quelque chose.
Premièrement, votre nom et prénom. Évidemment. On ne va pas confier votre diplôme à un inconnu, hein ! Imaginez la scène : "Bravo, euh... Monsieur/Madame... Titulaire du mémoire ?!" Non, on veut votre nom, en grand, en gras, bien visible. C'est votre moment de gloire, assumez-le !
Ensuite, le titre de votre mémoire. Et là, c'est le moment de briller. Un titre accrocheur, précis, qui donne envie de lire la suite. Un peu comme une bande-annonce pour un film (mais en beaucoup plus sérieux, bien sûr). Évitez les titres à rallonge qui font trois lignes, on n'est pas là pour écrire un roman. Soyez concis et percutant.

Puis, le type de mémoire (master, licence, doctorat...), la mention (si vous en avez une), et l'année universitaire. C'est un peu les "étiquettes" qui permettent de situer votre travail dans le temps et dans l'espace académique. Comme les indications sur une bouteille de vin, quoi.
Enfin, le nom de votre université ou établissement et éventuellement le nom de votre directeur de mémoire. C'est comme mentionner le chef étoilé qui vous a appris à cuisiner, histoire de montrer que vous avez fréquenté les bonnes personnes.
La mise en page : l'art subtil de ne pas en faire trop
La mise en page, c'est un peu le dressage de votre assiette. C'est important, ça contribue à l'expérience, mais il ne faut pas que ça prenne le pas sur le contenu. Trop de fioritures, et on oublie l'essentiel : le goût (ou, dans notre cas, la qualité de votre recherche).

Optez pour une police de caractères lisible et professionnelle. Arial, Times New Roman, Calibri... On oublie Comic Sans MS, sauf si vous voulez que votre directeur de mémoire ait une crise cardiaque.
Pensez à l'aération. Un texte trop compact, c'est indigeste. Utilisez des marges suffisantes, des interlignes clairs. On veut que le lecteur puisse respirer !

Et surtout, relisez-vous ! Une faute d'orthographe sur la page de garde, c'est comme une tache de sauce sur une chemise blanche. Ça ne pardonne pas. Faites-vous relire par un ami, un parent, votre voisin... N'importe qui capable de repérer les erreurs qui vous échappent.
Le petit plus : la touche personnelle (avec modération)
Si votre établissement le permet (vérifiez bien les consignes !), vous pouvez ajouter une touche personnelle à votre page de garde. Une photo discrète, un logo... Mais attention à ne pas tomber dans l'excès. On n'est pas là pour faire un collage artistique, mais pour présenter un travail académique.
En résumé, la page de garde du mémoire, c'est un peu comme une carte de visite : elle doit être soignée, professionnelle, et donner une bonne image de vous et de votre travail. Alors, prenez le temps de la soigner, et surtout, respirez ! Vous avez fait le plus dur, maintenant, il ne reste plus qu'à franchir cette dernière étape. Et après, c'est les vacances (ou presque) !