
Ah, la page de garde d'anglais en 4ème. Qui ne s'en souvient pas ? C'est un peu comme la carte de visite de votre cahier, la première impression que vous donnez à Madame Michu (ou Monsieur Dupont, soyons modernes!) dès qu'elle ouvre votre précieux recueil de notes.
Souvent, on se retrouve face à cette page blanche avec un mélange d'enthousiasme et de panique. Enthousiasme parce que, soyons honnêtes, c'est une occasion de lâcher son côté artiste (même si votre talent se limite à des bonhommes allumettes). Panique parce que…ben, il faut trouver une idée, et vite ! C'est un peu comme quand votre mère vous demande ce que vous voulez manger à dîner et que vous répondez invariablement : "Je sais pas !" mais que vous espérez secrètement qu'elle lise dans vos pensées et prépare votre plat préféré.
Le dilemme du dessin
La question cruciale : quel dessin ? On pourrait opter pour un drapeau britannique, bien sûr. Classique, efficace, mais un peu…prévisible. C'est un peu comme choisir la pizza margherita à la pizzeria : on est sûr de ne pas se tromper, mais on ne prend aucun risque. Et avouons-le, en 4ème, on aime bien prendre des risques (modérés, bien sûr. On ne parle pas de sauter le cours de maths!).
Alors, on commence à réfléchir. Une scène de Londres ? Avec Big Ben et les bus rouges à impériale ? C'est une bonne idée, mais il faut avouer que dessiner Big Ben avec précision, c'est un défi. C'est un peu comme essayer de refaire la Joconde avec des crayons de couleur : on admire l'ambition, mais le résultat risque d'être…discutable. Et puis, il y a toujours ce petit camarade, Théo, qui est un véritable Picasso en herbe, et qui va forcément vous faire complexer avec son dessin hyper réaliste.
On peut aussi se lancer dans une représentation abstraite de l'anglais. Des mots-clés écrits en grosses lettres, des formes géométriques, des couleurs vives… C'est une option intéressante, mais attention au risque de ressembler à un tableau raté de Jackson Pollock. Imaginez la tête de Madame Michu en voyant ça : "Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ?!".

Les solutions de secours
Heureusement, il existe des solutions de secours pour les âmes en détresse artistique. La bonne vieille méthode du collage : magazines, journaux, prospectus… On découpe, on colle, on assemble. C'est un peu comme faire un puzzle géant, sauf qu'il n'y a pas de modèle et que le but est de créer quelque chose d'original. L'avantage, c'est que même si le résultat est un peu chaotique, on peut toujours dire que c'est "une expression artistique du chaos linguistique". Malin, non ?
Autre option : l'impression d'images trouvées sur Internet. Rapide, facile, efficace. On imprime un portrait de Shakespeare, un Union Jack stylisé, un paysage anglais… C'est un peu comme tricher à un contrôle, mais sans les remords. Enfin, presque. Le seul inconvénient, c'est qu'on risque de se retrouver avec la même page de garde que la moitié de la classe. Et là, adieu l'originalité!

L'essentiel, c'est de participer (et de ne pas rendre sa page de garde en retard!)
Au final, peu importe le dessin que vous choisissez, l'important, c'est de participer et de s'amuser. La page de garde d'anglais, c'est avant tout une occasion de laisser libre cours à votre imagination, de montrer votre personnalité (même si elle est un peu excentrique!), et de rendre votre cahier un peu moins ennuyeux. Et surtout, n'oubliez pas d'écrire votre nom et votre classe en GROS. On ne voudrait pas que Madame Michu confonde votre chef-d'œuvre avec celui de Théo (le Picasso en herbe, vous vous souvenez?).
Alors, la prochaine fois que vous vous retrouverez face à cette fameuse page blanche, respirez un grand coup, faites confiance à votre inspiration (même si elle est un peu timide), et lancez-vous! Après tout, ce n'est "que" la page de garde d'un cahier d'anglais. Et puis, qui sait, peut-être que votre dessin finira par devenir une œuvre d'art mondialement reconnue. On peut toujours rêver, non ?