
Ah, les années 2010-2019! Une décennie de souvenirs, de selfies flous (avant que les filtres ne deviennent obligatoires), et surtout, une avalanche de dessins animés qui ont bercé nos cœurs... ou, au moins, ont occupé nos neveux pendant les déjeuners de famille.
Oubliez les débats philosophiques sur l'existence. On est là pour parler de cartoons, bon sang! Et croyez-moi, il y a matière à causer.
Un festival de pixels et de bons sentiments (parfois)
Cette décennie a été le théâtre d'une véritable explosion créative. Des studios indépendants aux géants de l'animation, tout le monde y allait de sa petite (ou grosse) production. On a vu des styles émerger, des techniques se perfectionner... et quelques horreurs visuelles dont on préfère oublier l'existence. On ne citera pas de noms, mais disons que certains personnages avaient l'air d'avoir été dessinés par un hamster sous amphétamines.
Heureusement, le lot de bonnes surprises était bien plus conséquent. Pensez aux séries qui ont marqué notre imaginaire : Adventure Time (l'heure de l'aventure, et surtout, des questions existentielles déguisées en humour absurde), Steven Universe (l'amour, la tolérance, et des chansons qui restent coincées dans la tête pendant des semaines), ou encore Gravity Falls (des mystères, du complotisme pour les enfants, et un cochon adorable). Tout un programme!
Le 3D a continué sa conquête, avec des productions toujours plus léchées. Parfois, on se demandait si c'était encore de l'animation ou une cinématique de jeu vidéo ultra-réaliste. Le réalisme, c'est bien, mais avouons-le, on aime aussi quand les personnages ont des yeux plus grands que leur tête et des membres élastiques dignes d'un contorsionniste du Cirque du Soleil.

Les héros et héroïnes : plus attachants (et parfois plus bêtes) que jamais
Les personnages des dessins animés de cette époque ont souvent eu le droit à une écriture plus profonde. On s'éloigne du cliché du héros parfait et sans défauts pour embrasser des protagonistes avec leurs faiblesses, leurs doutes, et leur propension à faire des erreurs monumentales. En clair, des personnages auxquels on pouvait s'identifier... enfin, sauf si vous êtes un alien interdimensionnel ou une princesse héritière d'un royaume enchanté. Dans ce cas, vous êtes pardonné de ne pas avoir les mêmes problèmes que nous, pauvres mortels.
Mais attention, qui dit complexité ne dit pas forcément intelligence! On a aussi vu des personnages tellement idiots qu'on se demandait comment ils parvenaient à survivre plus de cinq minutes. Mais c'est ça aussi la beauté de l'animation: des situations absurdes, des réactions exagérées, et des gags qui défient toute logique.

Le mot de la fin (ou presque)
Alors, que retenir de cette décennie animée? Que c'était un véritable âge d'or? Peut-être. Que certains dessins animés nous ont fait pleurer de rire (ou juste pleurer, tout court)? Assurément. Que d'autres nous ont laissés perplexes et dubitatifs? Hélas, oui. Mais dans l'ensemble, les années 2010-2019 ont été une période incroyablement riche et diversifiée pour le monde de l'animation.
Et maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais retourner regarder Rick et Morty. Parce qu'après tout, pourquoi pas? Wubba Lubba Dub Dub!
P.S. : Si jamais vous croisez un hamster sous amphétamines, surtout, ne lui donnez pas un crayon. Le monde vous en remerciera.