Alors, assieds-toi, prends un café (un vrai, pas un de ces trucs à la licorne pailletée), parce que je vais te raconter une histoire. Une histoire de paperasse. Oui, je sais, ça sonne pas hyper palpitant. Mais crois-moi, il y a des rebondissements. Et des Déclarations de Non-condamnation et de Filiation. Accroche-toi!
C’est quoi, ce machin ?
La Déclaration de Non-condamnation et de Filiation. Dis comme ça, on dirait un serment de super-héros qui ont fait une boulette. Genre, "Je jure de ne plus utiliser mes rayons X pour tricher aux cartes et je confirme que Dark Vador est bien mon père." Heureusement, c'est un peu plus prosaïque.
En gros, c’est un document que tu remplis pour dire deux choses importantes:
- "Je n'ai pas de casier judiciaire (enfin, rien de grave)." C’est la partie "Non-condamnation". Tu déclares que tu n’es pas un bandit de grand chemin, un pirate informatique qui vide les comptes en banque, ou un collectionneur de timbres volés (quoique, ça pourrait être grave pour certains timbres!).
- "Voici qui sont mes parents." C’est la partie "Filiation". Tu donnes le nom de ta maman et de ton papa. Pas besoin de prouver qu’ils t’aiment, juste leurs noms. C’est pas le moment de balancer que t’as été élevé par des loups dans les Carpates (même si c’est une super histoire).
Voilà, c'est tout ! Simple, non ? ... HA ! HA ! HA! (rire diabolique qui résonne dans le café). On verra ça...
Pourquoi on te demande ça ?
Bonne question ! Imagine un instant que tu postules pour être gardien de chèvres dans un monastère tibétain (oui, c’est un boulot qui existe probablement). Ils voudront sûrement savoir si tu as déjà volé des chèvres auparavant. Et peut-être, juste peut-être, ils voudront savoir si ton père était le célèbre voleur de yacks du Tibet oriental (c’est une légende, je précise). C’est un peu pareil.

Plus sérieusement, cette déclaration, on te la demande souvent pour des raisons administratives :
- Pour postuler à certains emplois (surtout dans la fonction publique ou ceux qui impliquent de travailler avec des enfants ou des personnes vulnérables). Ils veulent s'assurer que tu n'es pas un danger public. Logique.
- Pour certaines démarches administratives (genre, devenir citoyen français, adopter un petit ouistiti, ou ouvrir un bar à chats philosophes). L'administration française adore la paperasse, c'est un fait.
- Pour obtenir certains types de visas ou permis de séjour. Parce que chaque pays a ses petites manies.
En bref, c'est un peu comme le mot de passe pour entrer dans la forteresse de l'administration. Sans ça, tu restes dehors à te les geler.
Où est-ce que je trouve ce formulaire ?
Ah, la question à 100 balles ! (Enfin, plus maintenant, mais l'expression reste). La bonne nouvelle, c’est que tu peux généralement trouver ce formulaire en ligne. Fouille du côté du site internet de l'organisme qui te le demande (la préfecture, Pôle Emploi, la SPA si tu veux devenir bénévole pour promener des chiens qui ont l'air tristes...). Il est souvent téléchargeable en PDF. Sinon, tu peux essayer avec un moteur de recherche. Tape "Déclaration de Non-condamnation et de Filiation" et croise les doigts pour ne pas tomber sur un site obscur qui te propose de télécharger un virus à la place. Mieux vaut être prudent.

Comment je la remplis, cette satanée déclaration ?
Alors, tu as le formulaire entre les mains. Avant de te lancer tête baissée, prends une grande inspiration. C'est pas une épreuve de Koh-Lanta. Généralement, c'est assez simple. Tu vas devoir fournir :
- Tes informations personnelles (nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse). Pas besoin de mentir sur ton âge pour paraître plus jeune, ça ne marchera pas. L'administration a toujours une longueur d'avance.
- Les informations concernant tes parents (nom, prénom, date et lieu de naissance, si tu les connais). Si tu as été adopté, tu dois normalement fournir les informations concernant tes parents adoptifs. Si tu ne connais pas l'identité de tes parents biologiques, tu dois le préciser.
- Une déclaration sur l'honneur que tu n'as pas été condamné pour certaines infractions (généralement celles qui sont incompatibles avec la fonction ou la démarche que tu entreprends). Soyez honnête! Mentir, c’est mal. Et en plus, ça peut te retomber dessus comme une tartine de confiture sur un tapis blanc.
- Ta signature. Avec une encre qui a de la gueule, ça fait toujours son petit effet.
Attention : lis bien les instructions avant de te lancer. Chaque formulaire peut avoir ses petites particularités. Et si tu as le moindre doute, n'hésite pas à demander de l'aide. Mieux vaut paraître un peu bête que de remplir le formulaire n'importe comment et de devoir recommencer.

Et si je mens ? Ou que j'oublie de dire que j'ai volé un chewing-gum en 1987 ?
Mauvaise idée, très mauvaise idée ! Mentir sur cette déclaration, c'est un peu comme essayer de faire passer un chat pour un chihuahua. Ça ne marchera pas longtemps, et les conséquences peuvent être désagréables. Tu risques :
- De voir ta demande rejetée. Logique. Si tu mens pour postuler à un emploi, tu n'auras pas le poste. Si tu mens pour obtenir un visa, tu seras refoulé à la frontière. C'est le jeu, ma pauvre Lucette.
- D'être poursuivi en justice pour faux et usage de faux. Là, on passe dans la catégorie des choses qui ne sont pas drôles du tout. Tu peux écoper d'une amende, voire d'une peine de prison (surtout si le mensonge est grave).
- D'entacher ta réputation. Être connu comme un menteur, c'est pas top pour la vie sociale. Imagine le potin à la machine à café!
Bref, mieux vaut être honnête, même si c'est pas toujours facile. Si tu as vraiment quelque chose à cacher (genre, un passé de cascadeur de chèvres dévergondées), il vaut mieux en parler ouvertement et expliquer la situation. L'administration est parfois plus compréhensive qu'on ne le pense. (Bon, pas toujours, mais ça vaut le coup d'essayer). Et pour le chewing-gum de 1987, je pense que tout le monde aura oublié...
Quelques anecdotes pour détendre l'atmosphère (parce que la paperasse, ça peut rendre fou)
Allez, on a bien travaillé, on mérite une petite pause amusante. Voici quelques anecdotes (plus ou moins vraies) que j'ai entendues au café du coin :

- Un gars a rempli sa Déclaration de Non-condamnation et de Filiation en latin parce qu'il pensait que ça ferait plus sérieux. Résultat : le fonctionnaire a cru qu'il se moquait de lui et a failli appeler les pompiers pour vérifier qu'il n'avait pas avalé une grammaire.
- Une dame a confondu la case "Nom de la mère" avec la case "Nom de la belle-mère" et a failli déclencher une guerre familiale.
- Un jeune homme a mis "Inconnu" dans la case "Nom du père" parce qu'il ne l'avait jamais connu. Quelques semaines plus tard, il a reçu un coup de fil de son père, qui avait retrouvé sa trace grâce à l'administration et qui était furieux de ne pas avoir été mentionné sur le formulaire. Apparemment, il collectionnait les Déclarations de Non-condamnation et de Filiation de ses enfants. Allez comprendre...
Morale de ces histoires : lis bien les instructions, et vérifie ce que tu écris avant de signer. Et surtout, garde le sens de l'humour. Après tout, c'est juste un bout de papier. (Enfin, un bout de papier très important, mais quand même). Et rappelle toi, la prochaine fois qu'on te demandera ce document, tu pourras dire "Ah, la Déclaration de Non-condamnation et de Filiation ! Une formalité administrative aussi passionnante qu'un épisode de Derrick en langue des signes !"... ça détendra l'atmosphère, je te le garantis!
Voilà, j'espère que cette petite explication t'a été utile. Maintenant, tu peux te vanter auprès de tes amis d'être un expert en Déclarations de Non-condamnation et de Filiation. Ils seront impressionnés. Ou pas. Mais au moins, tu sauras de quoi on parle la prochaine fois que tu en entendras parler. Et ça, c'est déjà pas mal !
Et surtout, n'oublie pas : la vie est trop courte pour se prendre trop au sérieux. Alors, respire, remplis tes papiers, et souris. (Même si c'est un sourire crispé, ça compte quand même.) À la prochaine!