Damien Hirst The Physical Impossibility Of Death

Alors, parlons d’un truc… disons… spécial. On va se pencher sur une œuvre d’art qui fait plus parler d’elle qu’un candidat de télé-réalité : “The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living” de Damien Hirst. Oui, le titre est long comme un jour sans pain. Et oui, ça parle d’un requin. Mais pas n'importe quel requin !

Imaginez, vous êtes au supermarché, devant le rayon poisson. Vous voyez un pauvre merlan qui a l'air un peu défraîchi. Bon. Maintenant, multipliez ça par… disons, 1000. Et mettez-le dans un aquarium géant rempli de formaldéhyde. Voilà, vous avez à peu près l’idée de l’œuvre en question. Sauf que c'est un requin tigre, un vrai de vrai. Et que ça coûte plus cher qu'une villa à Saint-Tropez.

Mais pourquoi tout ce raffut autour de ce poisson mort (qui, techniquement, est conservé dans du formol) ? C'est simple. Hirst ne s’est pas contenté de mettre un requin dans un bocal. Il a mis le doigt là où ça fait mal : la mort. La vraie mort. Celle qui nous attend tous au tournant, qu'on le veuille ou non.

Le requin, la mort, et moi: une histoire d'amour (compliquée)

On a tous une relation un peu… étrange avec la mort. On essaie de ne pas trop y penser, on évite les enterrements si possible, on regarde des comédies romantiques pour se changer les idées. Mais au fond, elle est toujours là, qui rôde. Un peu comme une chanson de Céline Dion qu'on ne peut pas s'empêcher de chanter sous la douche.

Le requin d’Hirst, c'est un peu cette chanson de Céline Dion. C'est impossible de l'ignorer. Il est là, massif, imposant, et il nous rappelle que la vie est fragile. Que même le roi des océans, le prédateur ultime, finit par se retrouver à flotter dans un bocal. Flippant, non?

Du "Oh là là, c'est choquant!" au "Hmm, ça me parle..."

La première fois que j'ai vu une photo de ce requin, j'avoue, j'ai fait la grimace. "Beurk", ai-je pensé. "C'est glauque, c'est morbide, c'est… du Damien Hirst, quoi!". Mais en y réfléchissant, je me suis dit que c'était justement ça qui était intéressant. Hirst ne nous offre pas une jolie nature morte avec des fruits et des fleurs. Il nous met face à la réalité crue, sans filtre.

The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living, 1991
The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living, 1991

C’est un peu comme quand on regarde un film d’horreur. On a peur, on sursaute, on se cache derrière son coussin. Mais au fond, on aime ça. On aime cette sensation de frisson, cette confrontation avec nos peurs les plus profondes. Le requin d’Hirst, c’est le Freddy Krueger de l’art contemporain.

Et puis, il y a le titre de l'œuvre. C'est long, on l'a dit, mais il est surtout hyper pertinent. "The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living". En gros, ça veut dire que la mort, on peut la voir, la comprendre intellectuellement, mais on ne peut pas vraiment l'appréhender tant qu'on est vivant. C'est un concept abstrait, un peu comme essayer de comprendre la théorie des cordes en étant complètement bourré.

Le requin, lui, est bien réel. Il est la preuve tangible de la mort. Mais le fait qu'il soit conservé dans du formol, qu'il soit exposé dans un musée, le rend aussi irréel, presque fantomatique. C'est un paradoxe fascinant. Un peu comme essayer d'attraper un arc-en-ciel.

Damien Hirst – The Physical Impossibility of Death in the Mind of
Damien Hirst – The Physical Impossibility of Death in the Mind of

Alors, c'est quoi le message ?

Bon, on a parlé du requin, de la mort, de Céline Dion, de Freddy Krueger… Mais au final, qu'est-ce que Hirst essaie de nous dire avec cette œuvre ?

Je crois que le message principal, c'est que la vie est précieuse. Que chaque instant compte. Que même si la mort nous attend au bout du chemin, il faut profiter de chaque instant. Un peu comme si chaque jour était un vendredi soir avant les vacances.

Et puis, il y a une autre idée, plus subtile. C'est que l'art peut nous aider à affronter nos peurs. Que même les sujets les plus tabous, les plus effrayants, peuvent être abordés de manière créative et constructive. Un peu comme quand on raconte des blagues sur la mort pour conjurer le mauvais sort.

The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living by
The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living by

Le requin, le marché de l'art, et le prix du jambon-beurre

Évidemment, on ne peut pas parler du requin d’Hirst sans évoquer la question de l’argent. L’œuvre a été vendue à prix d’or, ce qui a alimenté les critiques sur le marché de l’art contemporain. Certains crient au scandale, accusant Hirst de faire de l’art pour l’art, de profiter du système. D’autres, au contraire, admirent son audace, sa capacité à transformer un poisson mort en symbole de la condition humaine.

Personnellement, je pense qu’il y a un peu des deux. Hirst est un artiste talentueux, mais c’est aussi un businessman avisé. Il sait comment faire parler de lui, comment créer le buzz. Et ça, c'est une compétence qui vaut de l'or, même si on ne l'aime pas admettre. C'est un peu comme savoir vendre des glaces aux esquimaux.

Mais au-delà de la question de l’argent, il y a une question plus fondamentale : est-ce que cette œuvre a de la valeur ? Est-ce qu’elle nous apporte quelque chose ?

Hirst Artwork — American Fine Art Inc.
Hirst Artwork — American Fine Art Inc.

Pour moi, la réponse est oui. Même si elle est dérangeante, même si elle est parfois difficile à regarder, elle nous force à réfléchir. Elle nous pousse à nous poser des questions sur la vie, la mort, l’art, et notre place dans le monde. Et ça, c'est déjà beaucoup.

En conclusion (parce qu'il faut bien finir un jour...)

Alors, le requin d'Hirst, chef-d'œuvre ou arnaque ? Chacun se fera son propre avis. Mais une chose est sûre : cette œuvre ne laisse personne indifférent. Elle nous bouscule, elle nous interroge, elle nous rappelle que la vie est fragile et précieuse.

Et puis, soyons honnêtes, c'est quand même plus intéressant qu'une nature morte avec des fruits et des fleurs. Même si, de temps en temps, un bon jambon-beurre, ça fait du bien aussi. Et ça, c'est une vérité universelle.

Alors, la prochaine fois que vous passerez devant un aquarium, pensez au requin d'Hirst. Et demandez-vous ce que vous feriez si vous aviez l'opportunité de défier la mort.