Call Of Duty Black Ops Nintendo Ds

Ah, Call of Duty: Black Ops sur Nintendo DS. Souvenez-vous, chers amis, de cette époque lointaine où l'on pensait que tout pouvait rentrer dans une cartouche de la taille d'un timbre-poste. On parlait d'un jeu de guerre réaliste... sur une console portable avec un écran plus petit qu'une tartine.

Soyons clairs, Black Ops DS n'était pas exactement une réplique parfaite de son grand frère sur console de salon. Disons que c'était comme essayer de faire entrer un éléphant dans une Twingo. Ça marche... plus ou moins. L'esprit est là, la volonté aussi, mais le résultat est... comment dire... unique.

L'histoire, elle, essaie de s'accrocher aux branches. On retrouve les thèmes de la Guerre Froide, les missions secrètes, les complots tordus. Mais avec une résolution digne d'un vieux pixel art, on a parfois l'impression de suivre une pièce de théâtre jouée par des Legos sous Valium.

Le Gameplay : Une Danse Délicate (et parfois Douloureuse)

Les contrôles ! Ah, les contrôles... Imaginez essayer de jongler avec des grenades dégoupillées tout en faisant du monocycle sur un terrain miné. C'était à peu près l'expérience Black Ops DS. Le stylet était votre meilleur ami, ou votre pire ennemi, selon votre taux de caféine. Viser était un véritable défi, transformant chaque affrontement en une sorte de ballet maladroit où votre personnage glissait et se débattait plus qu'il ne tirait.

Et la précision ? Disons que si vous réussissiez à toucher un ennemi à plus de cinq mètres, vous devriez immédiatement acheter un ticket de loto. Vous étiez probablement plus chanceux qu'un trèfle à quatre feuilles trouvé par un manchot borgne.

Call of Duty: Black Ops Gameplay Nintendo DS - Part 4 - YouTube
Call of Duty: Black Ops Gameplay Nintendo DS - Part 4 - YouTube

Le Multijoueur : Une Affaire Intime

Le multijoueur, lui, était une curiosité. Jouer à Call of Duty en ligne avec des inconnus, déjà, c'était quelque chose. Mais le faire sur DS, avec des graphismes qui ressemblaient à une mauvaise blague et un ping qui oscillait entre le raisonnable et l'apocalypse, c'était... mémorable. Si vous trouviez une partie avec moins de latence qu'une conversation avec un escargot, considérez-vous comme un élu.

Et puis, il y avait le fameux "screen-watching". Vous savez, quand votre adversaire regardait votre écran pour savoir où vous étiez caché. Parce que, soyons honnêtes, avec la résolution de l'écran, c'était plus facile de tricher que de gagner honnêtement. Un peu comme essayer de faire un château de cartes pendant un tremblement de terre.

Call of Duty: Black Ops (Nintendo DS, 2010) EUC - Video Games
Call of Duty: Black Ops (Nintendo DS, 2010) EUC - Video Games

Pourquoi on l'aimait (secrètement)

Malgré tout, Black Ops DS avait un certain charme. Un charme un peu... cassé, certes, mais un charme quand même. Il y avait un côté "fait maison", un esprit de débrouillardise qui le rendait attachant. Et puis, il faut l'avouer, la possibilité de jouer à Call of Duty dans le bus, en cours, ou aux toilettes, c'était quand même un sacré avantage.

Black Ops DS, c'était un peu comme le cousin ringard de la famille Call of Duty. On n'en parlait pas trop, on ne le montrait pas fièrement à nos amis, mais on l'aimait bien quand même. Parce qu'au fond, il avait essayé. Et c'est l'intention qui compte, n'est-ce pas ? (Surtout quand l'intention est de faire un jeu de guerre ultra-réaliste sur une console dont la principale fonction est de jouer à Nintendogs.)

Alors, la prochaine fois que vous croiserez une cartouche de Black Ops DS dans un vide-grenier, n'hésitez pas. Offrez-lui une seconde chance. Qui sait, peut-être que vous découvrirez un chef-d'œuvre incompris... ou au moins, une bonne raison de rigoler. Et puis, au pire, vous aurez une excuse pour expliquer pourquoi vous avez soudainement une crampe au pouce.