
Ah, les billets de banque en francs français ! Toute une époque, n'est-ce pas ? Avant l'euro, avant la facilité déconcertante des paiements sans contact, il y avait...le français ! Une monnaie charmante, certes, mais qui demandait un certain calcul mental. On ne pouvait pas simplement "taper" un montant sur un écran. Non, il fallait réfléchir (chose rare, je vous l'accorde).
Rappelez-vous, les jeunes, quand vos parents sortaient un gros billet violet (un 500 francs, peut-être un Saint-Exupéry, le rêve!) pour payer l'épicerie? C'était un événement ! On regardait le caissier avec des yeux ébahis, se demandant si ce billet allait disparaître à jamais dans les entrailles mystérieuses de la caisse enregistreuse. C'était presque aussi excitant que de voir une pièce de 10 francs apparaître comme par magie dans l'oreille d'un magicien (bon, ok, presque).
Les stars de la monnaie française
Chaque billet avait sa propre personnalité, son propre artiste à l'honneur. On avait :
- Debussy, sur le billet de 20 francs, sûrement en train de composer une mélodie complexe, probablement inspirée par la complexité des conversions francs/euros.
- Pasteur, le scientifique, sur le billet de 10 francs. On imagine qu'il désinfectait chaque billet avant de l'utiliser. Hygiène, quand tu nous tiens!
- Marie Curie sur le 500 francs (plus tard). Radioactivement chère, cette coupure !
- Sans oublier, bien sûr, le fameux Saint-Exupéry. Peut-être qu'il utilisait son billet de 50 francs pour acheter du carburant pour son avion... enfin, j'imagine.
Et parlons des pièces ! Les pièces de 10 centimes trouées, les pièces de 5 francs avec la Semeuse... Des objets de collection aujourd'hui, des symboles d'une époque révolue où l'on pouvait acheter un carambar avec une poignée de pièces. Aujourd'hui, il faut un prêt bancaire pour un carambar. C'est ça, le progrès !
Les défis (et les joies) du franc
Se rappeler le taux de change franc/euro ? Un véritable défi intellectuel ! 6,55957 francs pour un euro. Qui se souvient encore de ce chiffre sans chercher sur Google ? Honnêtement, si vous vous en souvenez, vous méritez une médaille. Ou au moins, un kebab gratuit.

Et puis, il y avait l'inflation. On se disait : "Avec 100 francs, je suis riche !" Et puis on allait acheter une baguette et on se rendait compte que... non, on n'était pas riche du tout. Mais au moins, on avait une baguette. C'est déjà ça.
Le franc français, c'était un peu comme un vieux copain un peu excentrique. Un peu compliqué, un peu cher, mais attachant. Il faisait partie de notre quotidien, de notre histoire. Il nous rappelait les vacances d'été passées à compter chaque franc pour s'acheter une glace (une glace qui coûterait aujourd'hui l'équivalent du PIB d'un petit pays, probablement).

Aujourd'hui, on le regarde avec nostalgie. On se souvient des bruits des pièces qui s'entrechoquent dans nos poches, du froissement des billets dans nos portefeuilles. Des souvenirs précieux, comme des photos jaunies dans un vieil album.
Alors, la prochaine fois que vous croiserez un collectionneur de billets de banque en francs français, souriez-lui. Il ne collectionne pas seulement de l'argent (enfin, si, un peu). Il collectionne aussi des souvenirs. Et peut-être qu'il vous offrira un carambar. Ou pas. Mais ça vaut le coup d'essayer, non?