
Alors, vous ne devinerez jamais ce qui m'est arrivé l'autre jour. J'étais assis au café, en train de siroter mon café au lait (parce que, soyons honnêtes, qui boit encore du café noir ?), et soudain, BAM ! Il s'assoit à côté de moi. Un dieu. Oui, un vrai de vrai. Enfin, je crois.
Au début, je ne me suis rendu compte de rien. Il avait l'air tout à fait normal. Un peu bourru, peut-être, avec une barbe qui aurait pu servir de cachette à un nid d'oiseaux, mais rien d'alarmant. Il commandait des espressos doubles à la chaîne et grimaçait à chaque gorgée. Style "je suis trop cool pour les boissons sucrées, mais mon cœur a désespérément besoin de caféine". On connaît tous ça, non ?
C'est quand il a commencé à renifler fort et à fixer le mur que j'ai commencé à avoir des soupçons. Un reniflement, suivi d'un murmure : "Hm, déséquilibre tellurique. Encore." Et puis boum, la lampe au-dessus de nous a explosé. Pas genre une petite étincelle, non, une explosion à la Michael Bay.
Là, j'ai su. Ce n'était pas un simple hipster bougon. C'était un Destructeur divin. Genre, le genre de type qui, au lieu de réorganiser les meubles, remodèle des continents.
J'ai essayé de rester calme, bien sûr. J'ai pris une autre gorgée de mon café au lait (maintenant tiède, grâce à l'explosion de la lampe) et j'ai feuilleté mon journal. J'essayais de trouver un article sur des trucs comme "comment ne pas irriter un dieu de la destruction", mais, bizarrement, le New York Times était muet sur le sujet.
![[FIRST LOOK] Boku no tonari ni ankoku hakaishin ga imasu. A destructive](https://i.ytimg.com/vi/SWgfvxhRQRU/maxresdefault.jpg)
Alors, quoi faire?
Alors, j'ai tenté le coup de la conversation banale. "Belle journée, hein ?". Il a levé les yeux, ses iris bleus ressemblant à des glaciers en fusion. "Hum. L'entropie fait des siennes." Entropie ! Qui parle d'entropie en sirotant un espresso ?
J'ai appris (en essayant désespérément de ne pas paniquer) qu'il s'appelait… disons, Hector. Hector le Destructeur. Il était en vacances, apparemment. Besoin d'une pause après avoir "redécoré la Voie Lactée" (ses mots, pas les miens). Il m'a expliqué (avec une voix étonnamment monotone) que la destruction n'est pas une fin en soi. C'est une forme d'art. C'est de la créativité inversée. Il m'a même montré une photo d'un trou noir sur son téléphone. "Regardez ça! N'est-ce pas beau? C'est une forme d'expression!". J'ai hoché la tête, tout en me demandant si la compagnie d'assurance couvrait les dommages causés par un dieu en mal de vacances.

Finalement, il a terminé son… quoi, son dixième espresso double ? S'est levé, a murmuré quelque chose sur "le besoin urgent de désintégrer un astéroïde", et est parti. Et devinez quoi ? Il a payé pour mon café au lait. Le Destructeur n’est pas si mauvais après tout !
Morale de l'histoire? Gardez toujours de la monnaie sur vous. On ne sait jamais quand un dieu destructeur aura besoin de faire une pause café.