
Alors, parlons d'un truc improbable : Resident Evil: The Mercenaries 3D sur la Nintendo 3DS. Oui, celui-là même où on flingue des zombies avec un effet 3D… euh… discutable. On pourrait s'attendre à un bête jeu de tir, mais croyez-moi, c'est bien plus que ça.
Un défouloir portable... avec des moments de grâce ?
Imaginez : vous êtes dans le bus, coincé dans un embouteillage, ou attendez votre tour chez le médecin. Au lieu de scroller sur votre téléphone, vous sortez votre petite 3DS et BAM! Vous êtes Jill Valentine (ou Chris Redfield, ou un autre perso badass) en train d'enchaîner les têtes de zombies comme si votre vie en dépendait. Parce que, techniquement, dans le jeu, c'est le cas. C'est un défouloir instantané, un exutoire portable. Et c'est étonnamment addictif.
Mais le plus surprenant, c'est que, malgré l'aspect répétitif du concept (tirer, recharger, avancer, recommencer), des petites touches viennent casser la routine. Les maps, par exemple, sont des recyclages des environnements emblématiques de la série Resident Evil. Revoir le village de Resident Evil 4, même en version portable et un peu "carrée", ça procure une petite madeleine de Proust pour les fans de la première heure.
Des personnages... étonnamment bavards?
Et puis, il y a les personnages. Chacun a son propre arsenal, ses propres compétences, et surtout… ses propres répliques ! Chris Redfield, par exemple, se prend pour un coach sportif en hurlant des "Get serious!" à tout bout de champ. C'est tellement cliché que ça en devient hilarant. On se surprend à imiter ses cris en jouant, ce qui ne manque pas de surprendre les voisins dans le bus (expérience vécue, promis!).
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Mais au-delà du côté fun, il y a aussi une dimension... stratégique ? Oui, oui, je vous assure. Bien sûr, on peut foncer dans le tas et mitrailler tout ce qui bouge. Mais si on veut vraiment faire des scores, il faut optimiser ses combos, maîtriser le corps-à-corps (indispensable pour économiser les munitions), et surtout, bien connaître les maps pour anticiper l'arrivée des hordes de zombies. C'est un peu comme un Tetris version survival horror.
L'amour du challenge, la joie du high score
Et c'est là que réside la vraie magie de The Mercenaries 3D. On commence par se faire dévorer à la moindre erreur, puis on apprend, on s'améliore, on débloque de nouvelles armes, de nouveaux personnages… et on finit par enchaîner les niveaux avec une aisance déconcertante. On traque le high score, on compare ses performances avec celles de ses amis (oui, on peut jouer en coopération locale, imaginez le chaos!), et on ressent une petite fierté bien méritée.

Alors, Resident Evil: The Mercenaries 3D, un chef-d'œuvre méconnu ? Peut-être pas. Mais un jeu fun, addictif, et étonnamment attachant, ça c'est sûr. Et parfois, c'est tout ce qu'on demande à un jeu vidéo, non ?
Finalement, on y retourne toujours, comme une bonne série Z qu'on aime regarder un dimanche après-midi pluvieux.